‹ L'œuvre des écoles ménagères agricoles [microforme]Chapitre 5 sur 6 · Partie agricole · texte numérisé non relu

Partie agricole

Laiterie, soin à donner au lait, écrémage, manipulation du beurre.

Basse-cour

Différents oiseaux de basse-cou/, Nourriture suivant les saisons, profits à retirer.

Jardin

Notions préliminaires sur les plantes. Composition d'un bon terrain. Manière d'établir un jardin. Culture du potager consacré à servir de champ d'action pour les élèves.

Apiculture

Notions générales. Avantage des ruches. Dirérentes races d'abellles. Ruches à cadres mobiles. Classes d'abeilles. Cire. Ce lules. Cruvain. Miel. Essaimage.

Arboriculture

Théorie élémentaire. Plantation d'arbros et de greffes.

L'art de l'éducation

Principes qui doivent présider à l'éducation des enfants, au point de vue physique, intellectuel et moral. Différence entre l'éducation et l'instruction.

Désastre irréparable d'une mauvaise £&aucation.

Zretruction générale

Les élèves ont, en outre, suivi au complet, d'après leur capacité, le: cours d'études du Conseil de l'Instruction publique et pourront concourir pour l'obtention de diplôme d'école modè'e, sans avoir besoin de multiplier les années d'études plus que dans les autres couvents.

Besoin de nombreuses écoles ménagères comme celles?à

Nous voici donc sortis de la période spéculative en & .ui concerne l'ensei-

gnement ménager. Nous avons deux belles et bonnes écoles ménagères agricoles. Puisse-t-elles servir d'écoles normales pour la formation de re!igieuses maîtresses qu'il nous faut pour transformer au moins un de nos couvents de la campagne, par chaque comté, en une é-2le ménagère du même genre que celles ci-haut décrites dans laquelle on enterära résonner 168 chaudrors, bourdonner Je rsuet et frapper ie métier à tisser.

Appel à messieurs les Missionnaires agricoles

Messieurs les Missionnaires agricoles, veuil'ez accorder votre patronage à cette œuvre de régénération de l'agriculture par la femme.

Le problème, tel qu'il se pose pour nous, est bien plus facile à résoudre que partout ailleurs, parce que notre classe .gricole a encore toute la force physique et morale qu'on trouve chez les jeunes nations et ne requiert qu’une bonne direction. Il se pose, re problème, bien plus complexe pour les “eux pays. J'ai lu, tant qu'il a été publié, un excellent petit journal imprimé en Angleterre s’appelant “ The Woman's Agricultural Times ”. Il était édité par Lady Frances Evelyn, c9mtesse de Warwick, qui en était le rédacteur en chef et qui se donne pour mission non pas de conserver à l’agriculture les filles de cultivateurs mais de diriger vers elle un nombre considérable de filles appartenant à des fam'lles de pasteurs ou ministres protestauts, d'artisans, d'hommes de professions qui ne peuvent se faire une position dans les villes, qui y vivotent tent bien que mal et manquent quelquefois du nécessaire. On veut offrir une carrière À ces pauvres filles en leur ouvrent les portes de l'’agricu!ture. L'’en crée, pour elles, à cet effet, des écoles d'agriculture, de laiterie et aussi des écoles ménagères, tout comme ceïles dont il vient d’être question.

Seulement, comme on le voit, le pro-

blème est changé, là. Au lieu d’avoir à travailler pour garder à l'agriculture le bras de ses enfants on cherche À lui en attirer d’autres qui sont oisifs ailleurs. Pour nous, {l ne s'agit que de conserver à l’agriculture les forces qui lui appartiennent de droit et qui lui appartiendralient aussi de fait si certains de nos cultivateurs ne travaillaient, de propos délibéré, à les en distraire, au détriment de leurs plus chers intérêts, pour les diriger, par une fausse éducation, versles villes, les centres manufacturiers, les ateliers, les bureaux et, souvent, qui pis est, vers des régions étrangères où ces forces se gaspillent au profit des autres et nuisent d'autant à notre prospérité nationale dont Ja base est essentiellement agricole et à notre moralité qui est la raison de notre force d'expansion comme peuple.

Bibliographie

Afin de mettre à même d'étudier cette question d’une manière plus approfondie les personnes qui s'y intéressent spécialement, je donne ici les noms de certains ouvrages, revues, brochures dans lesquelles elle est traitée spécialement :

‘Quelques renseignements sur les écoles ménagères ”, 35 rue de Grenelle, Paris VII. L'‘“Enseignement ménager’, pat l'abbé Guillet, prix 0 fr. 25 Lille, 15, rue d'Angleterre. L'‘‘Apostolat s0cial ”, par François Veuillot, ibid. ‘ Le

travail de la femme et de la jeune

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fille”, revue, 34 rue St-Jean, Lyon.

L'“Enselgnement ménager”, par Ja comtesse de Diesbach, Téqui. L'“En-

seignement ménager en Suisse ”, Rousseau, 14, rue Soufflot, Paris, Ve. L'“Enseignement ménager”, chez Leroy, 185, Avenue de Vanves, Paris, XIVe.

L'"Enseignement ménager ”, revue, 10, Avenue de Breteuil, Paris. ‘Les Associations agricoles en Belgique”, Max.

Turmann, Librairie Lecoffre, 90, rue Bonaparte, Paris. “Le Musée Social”, Décembre, 1905, No 12, revue. Arthur Rousseau, 14, rue Soufflot, Paris Ve.

‘“ Notice sur l’économie rurale et l'enseignement agricole”, ministère de l'Agriculture de Belgique. In:primerie A. Lesigne, 27, rue de la Charité, Bruxelles.

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