J. D*ORTIGUE
Revue des Deux Mondes
(Livraison du 15 novembre 1863, article de p. scuDO.)
« Avant d'examiner de près le sujet
traité par M. Berlioz, on peut se demander s'il est prudent de transporter sur un théâtre ces grandes figures de la poésie antique qui, depuis tant de siècles, vivent dans la mémoire des peuples civilisés... Illustre auteur de symphonies fantastiques, de Benvenuto Cellini^ de r Enfance du Christ et d'une opérette en deux actes, Béatrice et Bénédicte représentée sur le théâtre de Bade avec un succès qui n'a pu se renouveler, voyons comment vous avez traduit en votre langue ce rêve d'amour qui charme l'humanité depuis tant de siècles !
» Quelques mesures de symphonie, que l'auteur qualifie de /am^w^o, précèdent le lever du rideau, qui laisse voir de loin Troie en llammes!... A la bonne heure, nous voilà en
pleine fiction; car il est assez difficile qu'on ait pu voir de Carlhage Tincendie de la grande ville de Priam*. Un rapsode raconte alors la catastrophe qui a effrayé le monde entier.
Après ce récit, qui n'est pas autrement remarquable, on entend derrière la coulisse un chœur de rapsodes et un rylhriie de marche triomphale qui célèbre la gloire de la malheureuse Cassandre'... Il faut noter déjà dans cette introduction, qui ne produit qu'un effet de fantasmagorie, que le musicien n'observe pas
1. Nous sommes obligés de rappeler ici que nous citons textuellement, et que nous remplaçons seulement par des points les passages qui allongeraient le compte rendu sans y ajouter de trait saillant... Cette précaution est nécessaire, car les énormités deviennent parfois tellement invraisemblables, que le lecteur pourrait concevoir des doutes sur leur authenticité. La phrase précédente est du
nombre ; la faire suivre d'un commentaire, serait la déplorer.
2. M. Scudo a lu le libretto et écouté la musique avec une telle attention, qu'il prend Minerve pour Cassandre; plus loin, il met la prise de Troie dans le IV* livre de l* Enéide,
toujours la prosodie de ses propres vers el qu'il estropie les mots pour les faire entrer, per fas el nefaSj dans ses rythmes violents. Voyez dans la partition (page 14) comment le compositeur a traduit ces beaux vers :
Unie à la lyre troyenne
Te porte nos pieux concerts !
:» La toile tombe après ce prologue, qui tient la place, dit le librettOj d'un opéra en trois actes qui avait pour sujet la Prise de Troie. L'auteur a donc versifié et mis en musique tout le IV* livre de V Enéide. Honni soit qui mal y pense!
» Le premier acte nous présente une vaste salle de verdure dans le palais de Didon. Une partie du peuple, réuni dans le palais, chante la gloire de Carthage naissante et celle de la reine, qui a mené à bonne fin de si grands travaux. Didon survient au milieu de cette
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foule enthousiaste, à qui elle adresse quelques paroles dans un récitatif informe. L'air en sol 6émo{ qu'elle chante ensuite :
Chers Tyriens, tant de nobles travaux,
n'a aucune valeur, et c'est tout au plus si l'ensemble bruyant et confus qui termine celte scène peut être écoulé sans fatigue. Il faut voir dans la partition les intervalles que le compositeur donne â réaliser â des voix aiguës chantant en chœur! Et que dirons-nous du duo des deux sœurs? Comment le rimcur et le compositeur français ont-ils interprété ce dialogue immortel :
Anna soror, que me suspensam insomnie terrent !
» Hélas I rien ne peut se comparer à ce morceau si vulgaire, si mal dessiné, si tourmenté d'intonations impossibles, qu'on le pren-
draitpourrœuvre d'un sourd. Il faut entendre les répliques que se font ces deux sœurs dans le passage en mi majeur qui précède la conclusion, qui vaut un peu mieux que le reste.
Passons sur un air bizarre d'iopas, poète de la cour de Didon, et sur tous ces détails explicatifs. Rien ne ressort dans cette scène décousue, où Ascagne, fils d'Énée, vient implorer la pitié de la reine/C'est un mélange de récits confus et informés qui aboutissent à un tutti formidable d'une longueur démesurée et d'une sonorité brutale. Ainsi se termine le premier acte, par un cri de guerre sauvage.
); Un intermède fantastique où l'auteur a eu la puétention de peindre une chasse royale dans une forêt vierge de V Afrique. . . avec toute sorte d'incidents surnaturels ; cette sc^ne grandiose, comme dit le livret, est une orgie de sons, de cris, où l'oreille éperdue ne sait à quel hurlement se prendre. Pauvre M. Berlioz ! Il a
voulu dans ce chaos imiter la chasse fantastique du Freischûtz !
» Le second acte s'ouvre dans les jardins de Didon, situés au bord de la mer. On voit réunis un grand nombre d'hommes et de femmes qui entourent les grands personnages, Didon, Énée, Âscagne,etc. Un ballet, des danses d'esclaves nubiennes, d'aimées d'Egypte, s'exécutent devant la cour. La musique de ce divertissement est fort jolie, surtout le motif qui accompagne le pas des esclaves nubiennes, qui est original. La chanson que le poète lopas chante sur l'ordre de la reine est une mélodie un peu tourmentée, mais d'un accent touchant et vrai. Après ce chant, Énée s'approche de Didon en lui disant un mot galant. « Énée, lui répond Lï reine, daignez achever le récit commencé de votre long voyage. » Quand Énée a satisfait au désir de la reine en lui apprenant le sort de la pauvre Andromaque, elle s'écrie.
en faisant un retour sur elle-même : — pudetir! — et il résulte de ce cri échappé du cœur de la reine un quintette qui est clairement écrit et qui renferme de jolis détails. — Bannissons ces tristes souvenirs^ dit le héros troyen. Ven^ez^ chère Bidon, respirer les soupirs de cette brisé caressante. — C'est sur ces paroles que le compositeur a écrit un septuor charmant, qui est le meilleur morceau de la partition. Ce n'est, à vrai dire, qu'un grand nocturne; mais l'efTet n'en est pas moins délicieux. Le public Ta fait répéter, et il a eu bien raison. Cette scène de rêverie, que M. Berlioz a rendue avec un si rare bonheur, doit le convaincre que la vérité dramatique n'est pas incompatible avec la belle musique et que le problème de l'art sera toujours de réunir ces deux éléments dans un ensemble harmonieux. Le duo qui suit, entre Énée et Didon, a l'inconvénient de répéter le motif du septuor que l'on
vient d'entendre ^ Ce duo est joli cependant, mais trop long, et d'un style élégiaque qui ne convient guère aux deux grands personnages qui le chantent. C'est en général le défaut de toute la partition des Troyens.
» Au troisième acte, on voit les Troyens au bord de la mer, qui se disposent à quitter Carthage pour suivre la destinée qui les pousse en Italie*. Toutes les scènes de soldats sont manquées, et on ne peut même s'arrêter au récif informe ni à l'air que chante Énée d'un ton héroïquement vulgaire. A part un petit chant du matelot Hylas, il n'y a rien dans les deux derniers actes qu'on puisse signaler. Le morceau d'ensemble que chantent
1. Cette fois encore, nous avons cherché à comprendre, à retrouver dans le duo le motif du septuor, et nous n'avons pu y réussir.
2. La valeur littéraire de cet article de Scudo, fort mal écrit d'ailleurs, n*est pas en question ici; cependant Texpression « suivre la destinée qui lés pousse », méritait d*être pieusement recueillie...
les Troyens,le duo d'Énée avec Didon, la scène horrible de la morl de la reine, tout cela révèle une imagination surmenée et d'une rare impuissance.
> L'exécution des Troyens est aussi bonne que possible, si l'on songe aux difficultés que présente l'interprétation d'une lelle œuvre.
Madame Charton-Demeur, dont legoûtpourrail être plus pur, ne se lire pas mal du rôle de Didon, où elle est obligée, dans la scène finale, de pousser des cris de hyène. M. Monjauze est parfaitement digne de représenter rÉnée de M. Berlioz, car on ne peut pas être plus commun ni plus trivial que le héros de Virgile tel qu'il se montre travesti parle librettiste français. Les chœurs et l'orchestre méritent dûs éloges ; les beaux costumes, les décors très variés, les petits ballets, tout celaformeun spectacleassez imposant, oùilnemanqueguère que l'intérêt, la mélodie et le sens commun.
â70 t'OËUVRE DRAMATIQUE DE BERLIOZ.
)) ... En terminant cette analyse un peu rapide, je dirai que, si M. Berlioz a échoué comme poète et comme musicien dramatique dans l'œuvre qu'il vient de produire, les cinq actes des Troyens prouvent cependant que l'auteur d'une telle conception n'est pas un artiste ordinaire et qu'il avait le droit de se faire entendre. Que M. Berlioz se rassure donc :
s'il est tombé, il est tombé de haut, et son désastre n'affaiblira pas l'estime qu'on doit à un homme qui a consacré dix ans de sa vie A
réaliser son rêve. «p. scudo. »
Dans le Temps du 17 novembre, le compte rendu de M. Johannès Weber est élogieux, bien que renfermant un certain nombre de restrictions*. M. Weber insiste sur les diffé-
1. Voir, dans la Correspondance inédite, une lettre de Berlioz remerciant M. J. Weber de son article (22 novembre 1863).
rences profondes qui existent entre les styles de Wagner et de Berlioz, mais ne se préoccupe pas de leurs points communs, ni du progrès marqué par les Troyens dans la musique dramatique française. 11 loue- Berlioz, « d'avoir laissé Mercure dans la coulisse, en le chargeant seulement de frapper un coup sur le bouclier d'Énée, pendant qu'on entend le cri répété : Italie ! » Il blâme la symphonie du deuxième acte, mais vante très franchement le troisième et le quatrième actes. La chanson du jeune matelot qui regrette sa patrie est un chef-d'œuvre d'expression mélancolique et rêveuse; l'air d'Énée a des accents d'une puissance dramatique qui rappelle le style de Gluck... « Si l'on avait encore pu douter qu'il y eût en M. Berlioz un compositeur dramatique, ce doute ne saurait exister désormais. »
Dans la Gazette musicale^ l'article de M. Léon Durocher est très admiratif ; malheu-
reusement, M. Durocher loue avec le même enthousiasme toutes les œuvres dont il doit rendre compte, aussi bien Rigoletto que Topera de Berlioz, et, en particulier, la Perle du Brésil, dont l'apparition sur Taffiche du Théâtre- Lyrique annonce la défaveur croissante et la chute prochaine des Troyehs.
Citons encore quelques articles élogieux :
ceux de M. Fiorentino dans la France^ et celui àxxMénestrely signé A. deGasperini. Le tonde ce dernier article est même un peu exagéré ; l'œuvre est déclarée parfaite, d'un bout à l'autre.... D'ailleurs, plusieurs passages semblent indiquer une rédaction hâtive. L'auteur se méprend sur le sens d'effets très clairs cependant (dans le septuor), et il lui arrive de laisser échapper des phrases dont le typographe ne saurait être seul responsable, comme celle-ci : « Didon évoque le souvenir de Cytise et Enée celui de Gressida. . . »
Dans son compte rendu publié dans le Monde illustré (numéro du lA novembre), M. Albert de Lasalle se livre aux plaisanteries suivantes :
c Ce dont M. Berlioz a horreur, c'est d'abord de la coupe symétrique des morceaux, de la division logique dans le discours musical. Or notez qu'il ne s'agit pas ici d'une convention ni d'une routine dont on puisse faire bon marché, mais bien de la condition essentielle de toute chose dont on veut saisir notre entendement. La loi du syllogisme domine l'art malgré ceux qui veulent l'éluder, et les systèmes les plus hardis, en tant qu'ils soient admissibles, ne sont que des manières plus ou moins heureuses de cacher l'aridité...
y> L'auteur des Troyens a aussi une antipathie très décidée pour l'accord parfait, qu'il trouve probablement d'une simplicité trop primitive. Aussi donne-t-il à profusion dans les dissonances les plus téméraires et s'aventure-t-il
dans des successions harmoniques dont U retarde indéfiniment la conclusion; c'est presque de la taquinerie. . .
i> M. Berlioz n'aime pas non plus les rythmes précis *...
» ...Et puis pourquoi cette sobriété de notes brèves? Quelle que soit la gravité Ju sujet, les blanches et les rondes finissent par accabler...
» ...Je souhaite un musicien qui me chante des mélodies neuves; mais au moins faudrait-il qu'il daignât les écrire... en musique.
» ...Au deuxième acte, arrivée d'Ënée et des Troyens à la cour de Didon; musique insaisissable... Vient ensuite un intermède intitulé la Chasse royale^ et qui est bien ce qu'on peut imaginer de plus inouï, de plus grotesque et de plus inénarrable. A cet endroit de la partition la musique cesse et le bruit commence... »
1. Ceci, doit sans doute se lire : les scènes tragiques ne sont pas rythmées en contredanses . . .
Comme tous ses confrères, M. Albert de Lasalle admet le septuor, le duo et un air de ballet. Il prodigue de chauds éloges au septuor... La fin de Tarticle est aussi forte que le commencement.
Voici maintenant des extraits de Tarticle de M. B. Jouvin, critique influent et écouté, en 1863.
« ...Après quelques mesures d'orchestre d'un caractère indécis et monotone (cette introduction formée de vagues accords se nomme un lamento instrumental), la toile se lève...
« ...Je voudrais louer ce premier chœur ainsi que le récitatif et Tair de Didon ; mais le caractère que le compositeur a voulu leur donner m'échappe absolument. Cette impolitesse involontaire que je fais au musicien, j*en demande pardon au poète, qui s'efforce du moins d'écrire des vers qui ne soient pas des vers
d'opéra. Ce début de la reine* est d'une langue nette et ferme; mais un peu de musique n'eût rien gâté.
» ...Le musicien a bien rendu la réponse à la fois compatissante et ironique de la confidente, ce « Vous aimerez, ma sœur 1 » qu'il ne doit point à Virgile ; mais, dans ce duo traînant et allongé, l'oreille ne sait à quoi s'accrocher : harmonie et mélodie, tout lui échappe ; elle est aussi incapable d'embrasser le contour de cette mélopée qui se dévide, qu'il est impossible à notre main de saisir le brouillard. i>
Vient ensuite l'analyse de la Chasse royale :
« Ici, je me récuse tout à fait. Si les violentes et horribles dissonances qui se poursuivent à travers les voix de l'orchestre sont de la musique; si ce charivari, qui dépasse en mystification la pitoyable et vaniteuse déconvenue de Jean-Jacques au concert de Genève, est de
l'art, je suis un barbare I et j'en suis fier ! et je m'en vante !... »
M. Jouvin s'enthousiasme pour le septuor, dont il veut obstinément faire un quintette : « Dans ce quintette^ M. Hector Berlioz s'est montré artiste de génie... Ce quintette est la plus haute expression i laquelle puissent atteindre en s'unissant la poésie et la musique... Le duo qui suit, entre Énée et Didon, est d'une grâce non moins achevée... »
<{ ...Au troisième acte, un jeune matelot phrygien chante un air du pays en se balançant au haut du mât d'un navire. Je réponds qu'Hylas ne se balance point, et je ne suis pas très certain que M. Cabel chante, — ou, s'il chante quelque chose, je dirai :
Après la la chanson d*Hylas, Hélas !
Mais j'arrive à la grande scène où Enée
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voit lui apparaître les spectres de Priam, de Ghorèbe, de Cassandre ei d'Hector. A la place de M. Carvalho, j^aurais fait, pour la circonstance, emplette de spectres plus familiers à rauditoire, et voici les paroles que j'aurais mises sur leurs lèvres pâles, agitées par l'indignalion:
(L Le PREMIER SPECTRE, s'adressatit à Hector » Berlioz : « Je suis Gluck I Tu m'admires, tu » as parlé dernièrement de mon Alceste avec » une rare éloquence, et tu déshonores aujour- » d'hui mon récitatif , si mâle dans sa sobriété^ » si grand dans sa simplicité ! »
(L Le deuxième spectre : « Je suis Spon- » tini I Tu as aimé ma Vestale plus que ne l'a » fait Licinius, tu te dis mon disciple, et tu )) éteins avec Teau bourbeuse de tes mélopées » traînantes le rythme enflammé : Arrachez » ces bandeaux! que j'ai légué à mon compa- » triote Rossini ! »
a Le troisième spectre : « Je suis Beethovea l
LES TnOYENS. 27îl
» l'auteur de tant d'ÎTnniortelles symphonies, » arraché brusquement par ta symphonie de » la Chasse royale à ces rêves de la tombe que » font les illustres morts sur le chevet de leur » gloire ! »
« Le quatrième spectre : « Je suis Gharles- » Marie de Weberl Après avoir appris à mon » école le coloris instrumental, tu me voles ma » palette et mes pinceaux pour barbouiller des » images dignes d'un peintre d'enseignes ! »
Après cette remarquable invention, M. Jouvin. déclare qu'on aurait pu supprimer sans inconvénient le dernier acte. Il lient à ajouter, pour finir, que « Énée et Didon n'ont dans la pièce ni plus ni moins d'importance que le second hautbois ou le troisième cor » .
Un article extrêmement curieux est celui de Paul de Saint-Victor, dans la Presse (9 novembre). Le poète — ce mot n'est pas déplacé —
se laisse emporter par d'enthousiastes admirations, exprimées dans une langue superbe.
Mais le dilettantisme littéraire et artistique de Paul de Saint-Victor est troublé par les plus étranges préjugés musicaux. On devine trop bien ici une complète ignorance de la musique, etcet esprit original et personnel est entravé par tous les lieux communs qui traînent dans le public sur la mélodie, Tinspiration, la clarté et robscurilé. Aussi Paul de Saint-Victor fait-il preuve d'une inconséquence rare et parfaitement explicable d'ailleurs... 11 appelle la chanson (THylas une « barcarolle sans rythme et sans forme », et la rapproche de « la cantilëne fastidieuse que psalmodiait le berger du Tannhaûser^y et plus loin, il admire « le grand air brisé et saccadé d'Énée se reprochant son départ. »
M. Arthur Pougin, dans le Supplément à la biographie universelle de6 musiciens, de Fétis,
cite le quatrain suivant, comme spécimen des épigrammes adressées à Berlioz au sujet de son opéra :
La race des Troyens aux Hectors est funeste; L'un périt en héros sans pouvoir les sauver, L'autre tombe étouffé sous les plis d'une veste, En voulant les ressusciter.
Nous ajouterons à celte épigramme des extraits d'une brochure de E. Thoinan*, brochure encadrée de noir, ornée de trois larmes funéraires, et dont le titre est ainsi conçu :
Uopéra des Troyens au Père-Lachaise , lettre de feu NanthOy eœ-timbalier soliste, eX' membre de la société des buccinophiles et autres sociétés savantes. PariSj Towne, 4863.
La lettre de l'amateur « qui git au Père- Lachaise » est adressée « à sa maîtresse qui