PREMIÈRE PARTIE
La Prise de Troie.
Le théâtre représente remplacement du camp abandonné par les Grecs dans la plaine de Troie. Le premier acte débute par un chœur en sol majeuVy où la joie du peuple troyen, délivré de la présence des Grecs, est dépeinte d'une manière franche et très heureuse. Cette joie bruyante, expansive, prépare
lun contraste saisissant : tandis que la foule court admirer le monstrueux cheval de bois abandonné par les Grecs sur le rivage, Cassan- •dre apparaît. Un prélude lugubre devance Tarrivée de la fille de Priam. Dans un récitatif empreint d'une terreur sans cesse grandissante, ^Ue se lamente sur Taveuglement de Priam et de son peuple.
J'ai vu Tombre d'Hector parcourir nos remparts, Gomme un veilleur de nuit... J'ai vu ses noirs regards Interroger au loin le détroit de Sigée...
Malheur!... dans la folie et l'ivresse plongée, la foule sort des murs, et Priam la*couduit!...
Deux notes voisines d'un demi-ton, plusieurs fois répétées par la clarinette et les cors, et suivies d'une lente ascension chromatique, produisent ici un effet extraordinaire...
D'une voix prophétique, Cassandre annonce la chute et la destruction de la puissance trojenne.
Malheureux coi, dans réteraelle nuit, C'en est donc fait, tu vas descendre !
A cette phrase sombre succède une deuxième phrase d'un caractère tendre et gémissant : le souvenir de Chorèbe, son fiancé, émeut Cassandi^e et lui arrache des larmes; cette mélodie est déchirante...; un sinistre accompagnement des cordes ramène la phrase primitive, qui s'élève de nouveau, plus forte , plus pasionnée, dans un tragique désespoir, sur les traits frémissants des contrebasses.
Ghorèbe entre en scène. Son dialogue avec Cassandre a des parties de valeur très diverse : le style des récitatifs est beau, très vigoureux. Après Yandantino en mi naturel majeur dont l'expression suave nous parait un peu cherchée, un peu emphatique, viennent d'émouvants récitatifs, et Vandante en fa de Chorèbe, page d'une beauté peu commune. Rarement l'inspiration s'est soutenue à une pareille hau-
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leur; le jeune Chorèbe essaye de calmer les inquiétudes de Cassandre en lui montrant la paix universelle de la nature et des hommes : « Écoute, lui dit-il, ce murmure delà brise» ce bruit lointain de la mer aux caps de Ténédos ; écoute la chanson du pâtre dans la plaine et le garonillement des oiseaux... Écoute, c'est l'hymme harmonieux de la paix, d
La mélodie se déploie, calme et solennelle, avec une complète liberté. Que nous sommes loin de la convention étroite de l'ancien opéra I L'accompagnement, exclusivement descriptif, est doux, charmant, plein de couleur et de poésie. Après cet andante vient un allegro :
Quitte-moi dès ce soir y dont la convenance dra* matique est très discutable et où Berlioz a fait reparaître, en le modifiant, le thème fondamental de la Symphonie fantastique. Quelques critiques ont voulu voir, dans l'emploi de ce thème bien connu, une faiblesse d'inspiration
OU un manque de conscience musicale. Ce dernier point nous parait inadmissible : les sentiments de Cassandre et de Chorèbe cadrent fort bien avec ceux que Berlioz a voulu mettre dans la mélodie mère de la Fantastique, au moins paur ce qui est de la première partie de cette symphonie. Cette réminiscence volontaire a d'ailleurs son intérêt : Berlioz, à la fin de sa carrière, semble jeter un regard sur la route parcourue... Les luttes enflammées ne sont plus qu'un souvenir, les rêves irréalisés se sont évanouis, la maison paternelle est déserte, Henriette Smithson est morte... L'artiste relit ses partitions d'autrefois, il recueille la mélodie aimée, ce thème chéri qui brille comme une étoile au ciel noir, à travers les visions tourmentées de la Symphonie fantastique, et il lui réserve une place dans l'œuvre de sa vieillesse, dans le drame immortel des Troyens.
L'ensemble de Cassandre et de Chorèbe, in*
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férieur, nous l'avons dit, au reste de leur duo, se termine par un émouvant récitatif, cri de douleur, adieu d'éternelle fidélité que la jeune fille adresse à son fiancé.
£h bien ! voilà ma main.
Et mon chaste baiser d'épouse!...
Reste ! la mort jalouse Prépare notre lit nuptial pour demain !.
Le deuxième acte s'ouvre par un morceau splendide, \dL Marche religieuse^ chaulée par le peuple et les prêtres. Berlioz a cherchéà imiter l'harmonie antique : la phrase chorale, dont les parties réalisent des accords sans cesse consonants, passe, en huit mesures, par les tons successifs de ut majeur, ut mineur, ré bémol majeur, la bémol majeur. L'impression produite a quelque chose de sévère, d'abrupt; ces tonalités qui s'imposent « tout d'une pièce )» , présentent un saisissant caractère de grandeur, que vient accuser encore la sonorité
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mordante des trombones. Le début : Dieux protecteurs de la ville étemelle^ est d'une ampleur immense, et la péroraison ne lui cède en rien au point de vue de l'effet; les voix s'élèvent en de superbes élans, puis soutiennent des notes lentes, graves, contenues, colorées de modulations hardies, et répètent plusieurs fois de suite l'invocation à Neptune :
Dieu de TOlympe, Dieu des Mers!
Le chœur se termine par une longue tenue sur l'accord parfait d'ut majeur.
Nous ne nous arrêterons pas au Combat du eestey qu'une musique vive et nette accompagne cependant. La pantomimey où Andromage apparaît tenant son fils Astyanax par la main, renferme un admirable solo de clarinette; la scène est d'une majesté antique; on croit retrouver la noblesse et la simplicité du
théâtre grec... Signalons les commentaires du chœur : « Andromaque et son fils !...
Les épouses, les mères, Pleurent à leur aspect... »
L'orchestre est plein de tendresse respectueuse et passionnée tour à tour, d'austère gravité, de profonde mélancolie... Priam bénit Astvanax, et la veuve d'Hector se retire à pas lents, dans le silence ému de la foule.
— Enée accourt; il raconte le prodige affreux dont il vient d'être témoin. Deux serpents, sortis des flots, ont dévoré le grand prêtre Laocoon, qui avait frappé du fer de son javelot le cheval de bois abandonné par les Grecs. Cette page a de la vigueur, mais n'est pas irréprochable, surtout au point de vue de la coupe des phrases. Vottetio avec chœur : Châtiment effroyable^ quoique musicalement fort beau, n'est pas en situation... Priam et
Énée, pour apaiser la colère de la déesse, de Pallas irritée par le sacrilège dB Laocoon, décident de faire abattre les murailles, et traîner le cheval de bois jusque dans la ville. La foule s'élance aussitôt vers le rivage.
Restée seule sur l'avant-scène, Cassandre se désespère à la pensée d'une catastrophe imminente :
Non, je ne verrai pas la déplorable fête. . .
Elle pleure sur la ruine de sa patrie, sur le malheur des siens et sur sa propre destinée... Dans le lointain, une harmonie joyeuse se fait entendre. C'est la marche triomphale annonçant l'approche du cortège; sous l'effort de mille bras, le monstrueux cheval est poussé vers les remparts de Troie; le chœur chante, lés louanges de Pallas :
Du roi des Dieux d fllle aimée !
Cassandre, épouvantée d'un lel aveugle-
ment, ne peut contenir son angoisse; les exclamations de la jeune ûlle, brèves, hachée s , s'échappent Trémissantes, au milieu de l'allégresse de la marche troyenne^
L*ennemi vient!... et la ville est ouverte !
Ce peuple fou, qui se rue à sa perte, Semble avoir devancé les ordres de son roi !
Le thème tridmphal reprend, plus" près cette fois ; quittant la tonalité de si bémol^ il passe en sol mineur ^ et les arpèges des harpes accompagnent délicieusement les voix :
Entends nos vœux, vierge sublime, Au son des flûtes de Dindyme, Se mêler au plus haut des airs !
Une nouvelle modulation, en /a, sert de réponse à ces paroles : une note imposante des
1. Cette marche reparaît dans les Troyens à Carihage, et le sens qu*il convient d*y attacher devient de plus en plus précis. Voir le chapitre suivant.
trombones la précède, et de gais appels du hautbois préparent la rentrée des harpes.
Que la trompette phygienne
Unie à la lyre troyenne,
Te portes nos pieux concerts ' !
Le chœur des femmes et des adolescents réplique aux prêtres et aux guerriers :
Souriante guirlande,
A Tentour de Toffrande,
Dansez, heureux enfants !
Semez sur la ramée
La neige parfumée
Des muguets du printemps !
C'est bien là Tordonnance noble et gracieuse des fêtes antiques : ces harmonies des flûtes et des hautbois,des harpes et des trompettes,nous font voir, pour ainsi dire, les longues théories des vierges suivant les chœurs de rapsodes ou
1 . Toute cette marche est merveUleuse d'inspiration et de couleur. Cependant, au cours des strophes que nous venons de citer, on peut remarquer des défectuosités prosodiques •
les phalanges guerrières dont le soleil fait reluire les casques magnifiques et les larges boucliers.
Le cortège entre en scène... Soudain les chants s'interrompent...
Jupiter !...
Qu'est-ce donc ? et pourquoi ce mouvement d'alarmes ? ... Dans les flancs du colosse on entend un bruit d'armes !
Hélas ! l'inquiétude ne dure qu'un instant :
les cris, les avertissements de Cassandre ne sont pas écoutés delà foule, et la joie éclate de nouveau :
Fiers sommets de Pergame, D'une joyeuse flamme, Rayonnez triomphants !
Une dernière fois, Cassandre se précipite vers les Troyens ; sa voix éperdue dissone sur l'harmonie dé l'orchestre :
Oui, la flamme! la hache!...
Fouilles les flancs du monstrueux cheval...
Laocoon !... les Grecs!...
Le chœur a quitté la scène; la marche triomphale s'éloigne, mais on l'entend encore dans la coulisse...
...Plus d'espérance! ' ^
Vous êtes sans pitié, grands dieax !
Pour ce peuple en démence !
Et Cassandre accuse le ciel implacable :
digne emploi de la toute-puissance I Le conduire à Tablme en lui fermant les yeux !
Ils entrent... c*en est fait...
Sa voix se perd dans un sanglot, sur le tremblement des cordes... Tout est fini ; le destin a condamné la ville de Priam :
Sœur d'Hector, va mourir sous les débris de Troie !
L'introduction du troisième acte est grandiose et sombre. Des sonneries de trompettes traversent le grondement des violons et des altos, les traits violents des basses,les gémissements des bois. Les Grecs se sont répandus dan.s la ville endormie. Le massacre a commencé,
rincendie tord ses flammes au faîte des palais. Énée repose tout armé... Hector apparaît sou* dain et s'avance vers le fils d'Anchise ; les contre-basses jettent d'obscurs pizzicatiy les timbales grondent sourdement et préparent un violent accord... Énée se réveille, et l'ombre d'Hector prononce les paroles suivantes :
Ah ! fuii, fils de Vénus! l'ennemi tient nos murs ! De son faite élevé Troie entière s*écroule !...
Un ouragan de flamme roule Des temples aux palais ses tourbillons impurs... Nous eussions assez fait pour sauver la patrie, Sans Tarrêt du destin*... Pergame te confie Ses enfants et ses dieux !... Va !,.. cherche l'Italie !.. .
L'ombre s'évanouit. . . Panlhée, prêtre troyen, Ghorèbe, le jeune Âscagne, se précipitent dans la salle : < Priam n'est plus! Les Grecs ont massacré les gardes de nos portes I — père, le palais d'Ucalégon s'écroule ! r> Un long trait d'orchestre suit ces paroles d'Ascagne, inspirées par le vers fameux de Virgile ;
a02 L*(£UVRE DRAMATIQUE DE BERLIOZ.
Jam proximas ardet Ucalegoa !
Une foule de gaerriers entourent Ascagne, Ënée et Chorèbe : a Aux armes, grand Énée !
Viens ! la citadelle tient encore ! Mars ! Erynnis I conduisez-nous I » Et tous s'élancent au dehors, dans une dernière tentative, pour sauver les dieux de Troie...
La scène change et représente le temple. Des femmes troyennes , en larmes , les cheveux épars, sont prosternées devant l'autel de Cybèle. Elles poussent des plaintes inarticulées... Tout à coup, Cassandre parait, annoncée par le même dessin des cordes qui précède sa venue au premier acte. Les femmes tremblantes l'interrogent :
Tous ne périront pas... le valeureux Énée Et sa troupe, trois fois au combat ramenée, Ont délivré nos braves citoyens, Enfermés dans la citadelle. . .
Le trésor de Priam est aux mains des Troyens ! Bientôt en Italie, où le sort les appelle, Ils verront s'élever, plus puissante et plus belle,
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Une nouvelle Troie. . .
— Et Ghorëbe!..
— il est mort !
Les sanglots éclatent, mais Théroïque Cassandre ne verse pas une larme. . . Elle se tourne vers ses compagnes éplorées; les gammes du quatuor alternent avec les tressaillements fiévreux des instruments à vent...
Mais vous, colombes effarées, Pouvez-vous consentir A rhorrible esclavage ! et voudrez-vous subir, Vierges, femmes déshonorées, La loi brutale des vainqueurs?
a Faut-il bannir tout espoir? j> gémissent les femmes éperdues. . .
[ L'espoir!... ô malheureuses!
répond Cassandre, c ne voyez-vous pas, n'entendez-vous pas les cruels Myrmidons qui s'ap-
prochent du temple, notre dernier refuge?»
Les femmes se lamentent, c Rien ne peut nous sauver de leur coups!... » Et Cassandre s'écrie :
. . . Rien, dites-vous ? . . .
Si Thonneur vous anime, Pour qui donc cet abîme Ouvert devant vos pas?
Pour qui ce fer, et ces cordons .de soie.
Sinon pour vous!... femmes de Troie?
... — Héroïne d*amour Et d'honneur, tu dis vrai ! nous te suivons !
« Le jour ne vous trouvera pas par les Grecs profanées? > reprend Cassandre:
— • Non, Cassandre, nous le jurons!
€ Vous ne paraîtrez pas en triomphe traînées? 9 poursuit la vierge sublime..
— Jamais! jamais! Avec toi nous mourrons!...
A partir de la première apostrophe de Cas-
LESTROYENS. 3(>&
sandre : c Mais vous, colombes effarées, i uq souffle mystérieux anime toute rharmonîe.QueU que chose d'effrayant va se passer. . . Les femme s troyennes ont juré de mourir plutôt que de tomber aux mains des Grecs; elles entonnent un chœur grandiose :
Complices de sa gloire,
Et partageant son sort,
Des Grecs, par notre mort.
Flétrissons la victoire!
Pures et libres nous vivions...
En cette nuit fatale.
Pures et libres descendons
A la rive infernale !
Rien n'égale le tragique enthousiasme de cette strophe, accompagnée par la vibration rapide des harpes... Quelques femmes sont restées à l'écart et n'ont pas prononcé le serment de mort. Cassandre les invective et les chasse : c Allez vivre, Thessaliennes ! > L'hymne est e ntonné de nouveau. Cette musique semble chargée d'électricité... on dirait qu'une nuée d'o-
rage, pleine d'éclairs, couvre la scène de son ombre terrible. Le glaive haut, les Grecs se précipitent dans le temple : les femmes troyennes se dressent devant eux, superbes, échevelées*. L'instant fatal est venu, les cordes des harpes frémissent et résonnent, le chœur s'élève une troisième fois, plus fier, plus emporté, plus triomphal :
Pures et libres descendons A la rive infernale!
Cassandre se frappe et tombe; sanglante,elle brave encore les Grecs. Énée et ses compagnons ont sauvé les dieux de Troie... ils iront fonder, au delà des mers, une nouvelle patrie troyenne, plus grande et plus glorieuse que la première.
1. Les mots nous manquent pour traduire Teffet de la phrase si fière des femmes : « Ouvre-nous, noir Pluton, les portes du Ténare, » enlacée aux exclamations sublimes de Cassandre: « Chorèbe! Hector! Priam ! Roi! Pèreî Frère! Amant! je vous rejoins!... )^
... Malgré vous, Aux chemins de rida déjà les voilà tous!
Les Grecs s*arrêtent; ils hésitent.... lés femmes troyennes montent sur le parapet qui environne le temple ; dans une suprême invocation, elles se tournent vers la mer :
Sauve nos fils, Énée . . .
iUlie ! Italie !
Et, jetant ce cri prophétique aux vainqueurs stupéfaits, elles se précipitent dans l'abîme.
Il importe de constater que cette scène prodigieuse est due tout entière à Berlioz. Dans VÉnéidCy Gassandre est saisie, outragée et mise à mort par les Grecs ; nulle bouche ne profère le cri vengeur : Italie ! nulle voix n'invoque par avance Troie ressuscitée, la cité victorieuse, Rome, qui asservira la Grèce ellemême. Nous ne connaissons rien qui soit plus
dramatique et plus auguste que cette parole dernière, cette pensée d'invincible espérance, cet acte de foi dans Tavenir: toute la tendresse humaine de ces femmes, de ces épouses, de ces mères, s*unit au généreux orgueil d'un héroïque sacrifice, à l'amour de la patrie agoninisante qui doit un jour revivre : « Sauve nos fils, Énéel... Italie ! Italie I... » Voilà ce que Berlioz a trouvé dans son génie et dans son cœur. Répétons-le, ceci lui appartient en propre... Autant il a suivi fidèlement Virgile dans les Troyens à Carthage, autant, dans la Prise de Troiey il a fait appel à sa libre imagination. Il a créé Cassandre, on peut le dire ; il a créé également Chorèbe : Virgile n'avait caractérisé le jeune guerrier que par ces quelques mots :
Insano Gassandrse accensus aniore.
Créations admirables ! Berlioz aurait voulu les contempler, vivantes de la vie du théâtre,
animées par le chant el par le geste, par les magiques harmonies de Torchestre. Quand les Troyens furent représentés au Théâtre-Lyrique, on dut supprimer la première partie de l'œuvre... Pour obtenir Didon, il fallut renoncer à Cassandre... c ma noble Cassandre, s'écriait le pauvre musicien, mon héroïque vierge, je ne t'entendrai jamais ! > Hélas ! il disait vrai; la mort arriva avant la réalisation de ce rêve : Hector Berlioz n'a jamais entendu la Prise de Troie.