‹ L'œuvre du pain des pauvres [microforme]Chapitre 3 sur 4 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

La libre-pensée s’alarma des progrès merveilleux de cette nouvelle forme de la charité catholique.

. La misère de pauvres vieillards et d’orphelins délaissés était soulagée ; qu'importe ! tout cela était chrétien et une dévote était l'inspiratrice de ce grand mouvement de bienfaisance : cela suflisait pour rendre odieuse une œuvre si belle et si digne d'intérêt. Les journaux de la franc-maçonnerie crièrent à la superstition et déversèrent le flot de leur insultante ironie sur cette dévotion et l’humble lingère, qui s'appelait elle-même avec une naïveté touchante ‘“/a petite intendante de saint Antoine.” Hélas! mes frères, n'est-il pas douloureux et humiliant que cette œuvre, si bien faite pour conquérir la sympathie de tous, a retrouvé chez nous, dans une presse cauteleuse et perfide, les mêmes ironies, les mêmes sarcasmes ?

Page 1