MAPS É 18 L BÉPOE TRE ET DE
Et ce fut là, au chevalet, que: L'Enfant mort parut! 3 Y
enfin. Depuis huit jours, Fagerolles, dont le carnet
Jébordait de notes, se livrait à des marchandages compliqués pour trouver des voix en faveur de Claude ; mais l'affaire était dure, elle ne s’emmanchait pas avec ses autres engagements, il n’essuyait
que des refus, dès qu'il prononçait le nom de son
mi :et il se plaignait de ne tirer aucune aide de
k Bongrand, qui, lui, n’avait pas de carnet, d’une telle
maladresse d’ailleurs, qu'il gâtait les meilleures causes, par des éclats de franchise inopportuns.
Vingt fois, Fagerolles aurait lâché Claude, sans
l’obstination qu'il mettait à vouloir essayer sa puissance, sur cette admission réputée impossible. On verrait bien s’il n’était pas de taille déjà à violenter le jury. Peut-être y avait-il en outre, au fond de sa conscience, un cri de justice, le sourd respect pour l’homme dont il volait le talent.
Justement, ce jour-là, Mazel était d’une humeur
détestable. Dès le début de la séance, le brigadier venait d’accourir.
— Monsieur Mazel, il y a eu une erreur, hier. On
a réfusé un hors-concours... Vous savez le numéro 2530, une femme nue sous un arbre. :
Eu effet, la veille, on avait jeté ce tableau à la fosse commune, dans le mépris unanime, sans re-
marquer qu'il était d’un vieux peintre classique, res-
pecté de l’Institut ; et l'effarement du brigadier, cette bonne farce d’une exécution involontaire, égayait
les jeunes du jury, qui se mirent à ricaner, d'un air
provocant.
Mazel abominait ces histoires, qu'il sentait désastreuses pour l'autorité de l'École. Il avail eu un geste de colère, il dit sèchement : |
— Eh bien! repèchez-le, portez-le aux reçus...