‹ L'œuvreChapitre 61 sur 68 · NAS · texte numérisé non relu

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yeux sévères dont elle le regardait, ayant à régler un compte.

Alors, derrière eux, Sindoz cria, hors de lui :

— C'est la fin, c’est fatalement le journaliste qui traite les autres de ratés, le bâcleur d'articles tombé dans l'exploitation de la bêtise publique! Ah! Mathilde la Revanche! ee

Il ne restait que Christine et Claude. Ce dernier, depuis que le salon se vidait, affaissé au fond d’un fauteuil, ne parlait plus, repris par cette sorte de sommeil magnétique qui le raidissait, les regards fixes, très loin, au delà des murs. Sa face se tendait, une attention convulsée la portait en avant : il voyait. certainement l'invisible, il entendait un appel du silence. |

Christine s'étant levée à son tour, ens ’excusant de partir ainsi les derniers, Henriette lui avait saisi les mains, et elle lui répétait combien elle l'aimait, elle” la suppliait de venir souvent, d’user d'elle en tout. comme d’une sœur; tandis que la trisle femme, d’un charme si douloureux dans sa robe noire, secouait la tête avec un pâle sourire. #

— Voyons, lui dit Sandoz à l'oreille, après avoir jeté un coup d'œil vers Claude, ïl ne faut pas vous É: désoler ainsi... Il a beaucoup Sr il a été plus gai ce soir. Ça va très bien. i

Mais elle, d’une voix de terreur : 45 | %

— Non, non, regardez ses yeux... Tant qu'il aura ces yeux-là, je tremblerai..…. Vous avez fait ce que vous avez pu, merci. Ce que vous n'avez pas fait, personne ne le fera. Ah! que je souffre, de ne plus compter, moi! de ne rien pouvoir!

Et tout haut :

— Claude, viens-tu ?

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