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avec hml rinliW'«H do ramilié et tout le zèle que donne la bonne cause; j'ajoute même avec l'intérêt de ma petite vanité, car j'avais fort à cœur de ne pas voir rater le canon lorsque je m'étais chargé d'y mettre le feu. »
J(^ ne parviens pas à m'imaginer le succès dont parle d'AlemberL du moins parmi nos académiciens. Qui donna le signal des applaudissements? Condillac? 11 possédait un esprit trop méthodique pour ne pas comprendre que la gloire d'un Racine et d'un Corneille ne se paye pas d'une trahison. La Harpe? Reconnaissant à Shakespeare la beauté et les défauts de Lope et de Calderon. il convient qu'il l'emportait sur euXj « par un talent naturel, quelquefois élevé jusqu'au sublime des pensées, par l'éloquence des passions fortes, par l'énergie des caractères tragiques. )) {Siècle de Louis XIV, Introduction.) Si le cardinal de Bernis se révolta devant les crudités du poète anglais, il oubliait l'époque où Belle-Babet et Casanova poussaient l'intimité jusqu'à échanger leurs maîtresses. D'ailleurs, il faudrait qu'il eût la mémoire trop courte. Un jour, Voltaire conçut la malencontreuse idée de lui envoyer des passages de Shakespeare et de Calderon. L'envoi se doublait d'une lettre où tous deux étaient violemment attaqués. (( Il faut pourtant convenir, lui répondit le cardinal, que ces tragédies, tout extravagantes ou grossières qu'elles soient, n'ennuient pas et je vous dirai à ma honte que ces vieilles rapsodies où il y a
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de temps en temps des traits de génie et des sentiments fort naturels, me sont moins odieuses que les froides élégies de nos tragiques médiocres. » En pareil cas, Mme du Deffand fit la même réponse. Bulîon ? Il connaissait l'anglais, appréciait l'Angleterre, et jamais le duc de Kingston ne lui apprit à mépriser l'auteur d'Hamlet. Malesherbes contenait trop de gravité et de bon sens pour applaudir à des rancunes, prêter son concours à une mauvaise réaction littéraire, après avoir combattu si vivement en faveur de l'esprit humain. Le maréchal de Richelieu se moquait de ces sortes d'escarmouches, ne se battant que pour la gloire et les femmes. Courtisan accompli, le maréchal Duras n'a pas osé protester contre Letourneur, pensionné des princes. Le cardinal Loménie n'aimait pas d'Alembert qui, à la date du 15 août 1775, avait écrit à Voltaire : « On dit que vous nous donnez pour confrère l'archevêque de Toulouse qui passe pour une tête de votre façon, très bien disciplinée par vous. » Delille appréciait la littérature anglaise et le poète qui passa deux ans à Londres pour traduire le Paradis perdu n'aurait pas eu la mauvaise grâce de protester contre l'effort de Letourneur. Pour opiner dans le sens de Voltaire, il eût fallu que Gresset oubliât les Mésaventures d'Edouard 111 et de Sydney. Saurin ne semble pas qualifié pour diminuer Shakespeare après la chute de Tancrède et de Sigismonde, suivie de celle de Beverley, deux tragédies mal imitées de