‹ L'œuvre théâtral de Meyerbeer; étude critiqueChapitre 5 sur 11 · LE PROPHÈTE · texte numérisé non relu

LE PROPHÈTE

Mais l'incendie éclate. FiJos se fait jour à travers la foule et vient tomber dans les bras du prophète. Alors, mère et lils chantent à l'unisson :

Ail 1 viens, divine llainino.

Vers Dieu qui nous réclame, Ah 1 viens porter notre àmc Libre de ses erreurs !

sur la même mélodie que le couplet chanlé par Jean, deux minutes avant, en l'honneur du vin et de rivresse !!! Il laut entendre ou lire de pareilles choses pour les croire !

Le Proplù'te laisse l'impression d'une œuvre incomplète, d'un édifice manqué. Certes, dans cette partition se trouvent peut-être les inspirations les plus nobles, les plus élevées de Meyerbeer. Le songe, Varioso, certaines phrases de Fidès , certains recils de Jean sont d'une admirable grandeur. Mais ces morceaux, dont on no saurait trop louer la beauté, sont perdus dans un tel fouillis de lourdes médiocrités, de rengaines, de pages sans style et d'une désespérante uniformité, qu'il nous semble impossible de placer une œuvre aussi inégale sur le même rang que les Huguenots.

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