‹ L'œuvre universitaire [microforme]Chapitre 3 sur 10 · AE À Æ · texte numérisé non relu

AE À Æ

le Créateur a lui-même imprimé les principes dans la raison ct la conscience de l'homme. Là est le secret de tant de lois odicuses par leur injustice, négatrices des libertés les plus sacrées, genératrices de troubles et de conflits sans fin. L’enseignement juridique chrétien se fait gloire de puiser aux sources ae la philosophie sociale et des canons de l'Eglise, les doctrines essentieiles dont il a besoin. Des leçons supérieures de droit naturel ont déjà été données, dans le passé, du haut des chaires de notre université québecquoise. Avant longtemp. ces leçons prendront la forme d’un enseignement plus régulier et plus complet.

Parlerons-nous des sciences physiques? Ces sciences si appréciées de nos jours. et qui, grâce à tant d'importantes déconvertes, provoquent de toute part une admiration sans bornes, loin de rien perdre, affirme Léon XIII, à la reslauratio de l'antique philosophie, y gagnent singulièrement.” \1).

Il n’est pas nécessaire d’être très versé dans les sciences médicale; pour savoir que l'étude de l'organisme humain, et des affections morbides auxquelles l’homme est sujet, ne sauraient, sans danger d'erreurs très graves, faire abstraction de :a psychologie, d'une solide connaissance de l’âme humaine, de même que le traitement des maladies et le soin des patients doivent être subordonnés aux exigences de la inorale chrétienne. Un cours spérial ayant pour but de montrer les relations de la médecine avec la métaphysique et la loi morale, trouve tout naturellement sa place dans un établissement universitaire catholique. et offre aux étudiants une matière du plus puissant intérêt.

Au moment où les regards se tournent avec bienveillance vers le haut enseignement, nous avons cru utile de formuler ces queiques remarques dictées par l'unique souci ct l'espoir certain de voir notre Université, toujours si sincèrement catholique, grandir dans le sens de ses plus nobles traditions.

(1) Encyclique Æterni Patris, 4 août 1879.

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