‹ L'œuvre universitaire [microforme]Chapitre 8 sur 10 · CE F · texte numérisé non relu

CE F

Jince Ge Québec

RÉ

tnodes penètrent toutes les sciences. On ne saurait, dans une Université comme la nôtre, accorder trop d’importance à cette science primordiale et souveraine. L’enseignement philosophique supérieur est l’un des objectifs que nous devons avoir le plus en vue. Et il y aurait lieu dès maintenant, pour nous y acheminer, de créer quelques chaires plus immédiatement utiles, entre autres, (nous l’avons dit), une chaire de sociologie .

Les scie.ses physiques, mathématiques, chimiques, soit dans leurs théories générales, soit dans leurs applications nombrueses à l’agriculture, à l’industrie, au commerce ct au transport, prennent de nos jours une extension qui s'impose à tous les programmes universitaires. L'Université Laval s'en rend compte. Elle est entrée volontiers, dans le mouvement, et elle entend le suivre sans hésitation, pourvu que ses ressources présentes, et celles qu’on lui fait espérer, le lui permettent. Mgr le Recteur a donné là-dessus, à nos hommes d’affaires, les assurances les plus expresss.

L'Université entend également, — le public vient d'en être informé, — fonder une écale normale de lettres, école Gésirée depuis longtemps, et que l’on veut organiser de la façon qui convienne le mieux à notre situation et à notre avenir. Là pourront se former à l’enseignement secondaire nombre de jeunes professeurs incapables d’aller se perfectionner dans les écoles littéraires de France.

L'idée est beile. Le projet vient à son heure. Il répond, — on l’a fait observer à plusieurs reprises, — à un voeu général.

Cette fondation imprimera, parmi nous, aux humanités classiques et à la culture française, un essor vigoureux. File mettra l'esprit de notre jeunesse en contact plus immédiat avec les chefs-d’oeuvre des vieilles c'vilisations. Sans le déraciner du sol où il doit grandir, elle lui apportera toutes les clartés, tous Jes secours, tous les stimulants, toutes les forces de croissance et d’efflorescence, que peut

rl à la race franco-canadienne, la richesse du génie atin.

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