‹ L'officier de fortuneChapitre 26 sur 97 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, Les Deux Dames.

LA DEUXIÈME DAME, sortant de la chambre.

Permettez-moi d’être étonnée, monsieur... (s’arrêtant.) Mais ce n’est pas vous, monsieur?

TRENCK, souriant.

Pardon, madame, c’est moi 1 mais ce n’est peut-être pas moi que vous attendez?

WILHE M, à part.

Tiens!. . ce ne serait pas lui !

LA DEUXIÈME DAME

En effet, monsieur, il y a là un malentendu.

TRENCK, sur un ton de réservo.

En vous voyant si admirablement belle et élégante, madame* je craindrais de vous faire entendre quelque parole banale. Permettez-moi cependant de vous dire que si vous attendiez de la personne... qui ne vient pas, quelque preuve de respect ou de dévouement, je m’estimerais mille fois heureux de la remplacer.

LA DEUXIÈME DAME

Inutile ! jo vous remercie.

TRENCK, saluant.

Pardonnez-moi.

LA DEUXIÈME DAME

Un mot encore, monsieur ? vous êtes gentilhomme ?

TRENCK, saluant.

Oui, madame, ma famille est noble et d’origine madgyare je me nomme le baron Frédéric de Trenck.

LA DEUXIÈME DAME, avec crainte, recalant.

De Trenck 1

TRENCK, gaiement.

Allons, bien ! voilà la belle réputation de mon cousin qui fait encore des siennes I Au mouvement d’effroi que vous n’avez pu réprimer, madame, je vois que vous me confondez

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