ACTE TROISIÈME
T RE NC K, tirant une boarse et la lui offrant.
Enchanté !... Mon ami Alexandre de Schell me fera-t-il le plaisir de les devoir à son ami Frédéric do Trenck.
SCIIELL.
Baron î...
TRENCK
Vous refusez?... voilà donc cette belle amitié que vous m’offriez ? Et moi qui avais accueilli avec tant de joie la main que vous me tendiez.
SCHELL
Croyez bien, mon cher Trenck...
TRENCK
Je ne croirai rien, tant que vous ne me prouverez pas que vous êtes l’ami sur lequel je puis compter, comme il peut compter lui-même sur moi.
SCHELL, avec colère.
Mais vous ne savez donc pas que je suis un joueur incorrigible, que l’on m’a surnommé le lientenant Quitte ou double ! (Avec un soupir.) Et c’est presque toujours double !
TRENCK
Je sais simplement que vous me refusez la première preuve d’affection que je vous demande.
SCHELL, arrachant la bourse avec colère.
Diable d’homme 1 Là... êtes-vous satisfait ? et maintenant, si je puis, à mon tour, vous être bon à quelque chose... même en ce qui concerne vos mystérieuses amours.
Vous sauriez...
SCIIELL.
Ce que tout le monde sait ; ce que tout le monde peut voir : vos rêveries continuelles... et vos airs de beau ténébreux ! Mais à qui s’adressent vos soupirs, je n’en sais pas plus que tout le monde.
TRENCK
Tant mieux ! Car c’est un secret de vie ou de mort.
SCHELL
Quitte ou double ? Je connais ça !
TRENCK
Et je ne puis vous confier un secret qui n’est pas le mien.
SCHELL, riant.
Pardon... pardon... Je ne demande rien l
TRENCK
Le Roi... Silence I
A ce moment paraît la garde, les soldats, pnis le Roi, La Mettrie et Kerner. Trenck et Schell se rangent à l’extrême droite et mettent le chapeau à la main.
l’officier de fortune
/li