‹ L'officier de fortuneChapitre 54 sur 97 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LE ROI, LA METTRIE, KERNER, SCIIELL,

TRENCK

LA METTRIE

Je crois dangereux et surtout... inutile, que votre Majesté s’aventure plus loin.

LE roi.

Encore une fois, La Mettrie, vous ne comprenez donc pas mon impatience 1

LA METTRIE

Je la comprends, mais je vous ai dit qu’elle n’avait aucune raison d’être.

LE ROI, avec humeur.

Belle réponse ! on dirait vraiment que vous prenez à tâche de vous rendre insupportable, (a Trenck.) Ah ! M. de Trenck, vous prendrez, ce soir, à neuf heures, la garde de la tente royale et vous y resterez jusqu’à nouvel ordre.

TRENCK, à part, agité.

Cette consigne !... Se douterait-il...

SCHELL

Mon dieu ! Trenck... qu’avez-vous?

TRENCK

Vous avez entendu cet ordre du roi ?... il me désespère 1... il me fait manquer à un serment, car il est absolument nécessaire que je sois libre cette nuit l

SCHELL, gaiement.

Eh bien! je prendrai votre place, voilà tout !

Y pensez-vous! si vous étiez découvert... le roi est inflexible sur la discipline, et pour vous ce serait la mort !

SCHELL , gaiement.

Ah bah 1 on n’est fusillé qu’une fois !

TRENCK

Ah ! Schell 1 ma vie est à vous ! iis sortent.

LE ROI, à Kerner.

Capitaine Kerner, prenez quelques hommes et faites une reconnaissance jusqu’à l’extrémité ae cette route, (il indique la gancbe.)

Kerner sort, emmenant les soldats, il ne reste plus en scène qu une sentinelle, et les deux bohémiens autour du feu de bivouac.

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