‹ L'oiseau blesséChapitre 125 sur 136 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

ROLAND

Si je pouvais être un frère comme celui de Jeannine Leroy, par exemple, je ne serais pas triste, au contraire, et des défaillances réapparaîtraient comme indispensables au bonheur de notre famille. Hélas ! je ne suis pas ce frère-là, et je ne tiens pas à le devenir. Quant à être témoin de ta nouvelle existence ou de faire semblant de l'ignorer, non, non, je n'en ai pas le courage. Alors, nous ne nous verrons plus. Adieu, Yvonne.

YVONNE, allant à lui et lui prenant les mains.

Mon petit Roland, tu ne sais pas dans quelle situation affreuse tu me places ! Ah ! que je suis punie !... Laisse-moi le temps de réfléchir, je t'en supplie ! Ne t'en vas pas tout de suite ! Ne nous séparons pas. Qu'est-ce qui me resterait?

ROLAND, l'embrassant.

Ma pauvre petite sœur!

(Entre Virginie.)

VIRGINIE, à Yvonne.

Monsieur Salvière.

ROLAND, avec un mouvement.

Ah !

(Il fait mine de s'éloigner.) YVONNE

Je le reverrai tout à l'heure, n'est-ce pas? Tu déjeunes ici?

ROLAND, après une hésitation.

Oui.

(Il sort à droite. Yvonne fait signe à Virginie d'introduire.)

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