‹ L'oiseau de proie: drame en cinq actes et six tableauxChapitre 94 sur 118 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

SORLIN

Oh! les affaires! ne pas avoir un moment à soi...

JEAN

C'est tyrannique...

sorlin, assis à son bureau,, après avoir lu

Ah! bien, les choses vont changer de face et je vais poursuivre M. Pellegrin comme banqueroutier devant le tribunal correctionnel.

JEAN

Serait-il indiscret de vous demander pourquoi 1

SORUN

farce que le paiement d'une traite de quatre mille

francs a été fait le jour même du dépôt du bilan, que

rien ne justifie, ni le paiement, ni la faveur dont le

tireur a été illégalement l'objet, que ceci constitue un

Il détournement d'actif.

JEAN

If

Et que vous serez très heureux d'obtenir contre M* Pellegrin une condamnation infamante.

SORLIN

Je suis sans pitié pour les fripons, monsieur.

JEAN

Et c'est peut-être pour être un peu moins rigoriste que vous que M. Pellegrin est en ce moment l'objet de votre colère.

SORLIN

Oui, je vois cela... ce paiement aurait été fait pour sauver un malheureux jeune homme qui avait fait un faux. — Est-ce que je crois à cette histoire? Du reste, s'il y a un faussaire, qu'on le poursuive.

JEAN

Je m'attendais à cette réponse de votre part. Si vous exigez le nom du coupable, il vous sera livré.

SORLIN

Si je l'exige?... Mais certainement que je l'exige! Je vous l'ai dit, monsieur, pas de pitié pour les fripons! — Le premier devoir d'un commerçant est de faire face à ses échéances.

JEAN

Comme le premier devoir d'un père est d'élever ses enfants.

SORLIN

Gomme le premier devoir d'un père est... pourquoi me dites-vous cela, mori sieur?

JEAN

Oh! comme je vous dirais que le premier devoir de l'homme que vous recevez en ami est de respecter votre femme.

SORLIN, à part Où veut-il en venir?

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