‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 30 sur 89 · ACTE PRExMIER · texte numérisé non relu

ACTE PRExMIER

mécanicien. Voilà trente ans qu'il travaille à la construction d'un oiseau mécanique.

Francis.

Oh! oh! Et est-ce qu'il vole, cet animal artificiels *

ViNCK.

Moins bien qu'un boursier, sans doute.

Paul.

Il m'a dit qu'il est tout près de réussir. Mais il parle très peu et ne donne que des indications vagues. Il habite la petite mansarde située à côté de notre chambre à coucher; c'est là que se trouve la machine.

Pierre.

L'as-tu vue ?

Paul.

Non, car il ne laisse entrer personne chez lui.

Rosette.

Sa machine? On l'entend marcher quelquefois jusque fort tard dans la nuit; c'est comme

yo L'OISEAU MÉCANIQ.UE

le ronflement d'une toupie ou le ronron d'un gros chat.

Paul.

Il a peur qu'on ne lui vole son invention. Songez! trente ans de recherches patientes! C'est pour cela qu'il porte toujours ses plans sur lui, dans sa sacoche.

Rosette.

La sacoche qu'il a en mains et qu'il ne quitte jamais.

Paul.

Ce problème l'obsède à tel point qu'il a quelquefois l'air de marcher dans un rêve. Des fois, il entre et sort sans me saluer, ou bien on le rencontre parlant à mi-voix ou faisant de grands gestes. C'est la forme des ailes surtout qui le préoccupe Les ailes ! ce doit être là le point difficile.

Quel homme étrange... Mais il faut que je m'en aille. Paul, Rosette, à demain.

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