ACTE PREMIER
qu'il finira par trouver une machine qui l'emportera dans la lune.
Paul.
Il faut l'espérer! En attendant, au lieu de s'adresser à vous, les visiteurs n'auront qu'à faire quelques pas sur le promenoir.
Pourvu qu'ils s'y habituent.
Paul.
Soyez sans crainte, car il s'agit un peu de moi aussi ! Bien que j'aime beaucoup mes amis, il est des moments où je préfère être seul. Quand je travaille, par exemple, et c'est ce que je veux leur faire comprendre.
Mme WiLDERS.
Vous avez bien raison. Monsieur Paul. Oh ! ce doit être difficile, votre ouvrage. M^^i Rosette me l'a expliqué plusieurs fois.
Paul.
Ah! ah! vraiment, vous en causez?
Mme WiLDERS.
Un peu. Au début, je me demandais souvent : Que peut-il faire, ce monsieur? Il ne sort que quelques heures par semaine et le reste du temps il bavarde avec des camarades en fumant des pipes. Je vous prenais pour un débauché ou un anarchiste. Quand j'ai su ensuite ce que c'était, j'ai été bien étonnée. Vous feriez des livres, Monsieur Paul? Peut-être des livres aussi beaux que Les deux Orphelines, ou Cartouche Roi des Voleurs?
Paul {riant).
Oh ! mieux que ça ! Mieux que ça ! Que ditesvous là, Madame Wilders?
Je ne m'y connais pas. Seigneur du ciel ! Une ancienne batelière. Cela n'empêche que c'est étonnant, ainsi tout inventer de sa tête! Moi, lorsque je réfléchis deux minutes à la même chose, j'attrape mal ici, {Elle indique son front.) Un mal atroce,
Paul {riajit).
Cette bonne Madame Wilders.