‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 55 sur 89 · ACTE TROISIÈME I · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME I

nous car mon père, un ivrogne, nous rossait pour son plaisir. Quand il est venu pour me reprendre, je lui ai dit : zut! mon vieux! je ne marche pas!

(Paul entre vivemejjt. Il a le collet de son pardessus relevé, les épaules et le chapeau couverts de neige.)

Paul.

Oh! la! la! brrr! Il neige! il neige ! C'est une véritable tourmente.

Rosette.

Nous aurons de la musique, cette nuit.

Secoue ton pardessus, Paul, et mets-toi près du feu. Ote tes bottines, tu apportes tout le froid du dehors.

Paul.

Je suis trempé.

Jack.

C'est un vrai temps de Noël, un temps à fumer des pipes derrière le poèle.

Rosette.

Qu'as-tu dans ce gros paquet?

124 l'oiseau mécaniq.ue

Attends! attends, je vais te le dire. Mais d'abord, n'y a-t-il encore de nouvelles de personne ?

Rosette.

Le vieux Vinck ne viendra pas, il est malade. Et Pierre, l'as-tu vu?

Paul.

Cet après-midi, il m'a juré qu'il passerait le réveillon avec nous. As-tu acheté du vin ?

Rosette.

Oui, voici les bouteilles, j'ai aussi des gâteaux, des oranges et des cigares. Mais toi, ce gros paquet?

Paul.

Oh! une affaire! Toute une affaire! C'est maman qui est allée voir le petit, en cachette.

Rosette.

Elle a été voir mioche? Ah ! mais c'est gentil.

Paul.

Oui, mais écoute, c'est une vieille bourgeoise

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