‹ L'oiseau mécanique; piece en quatre actesChapitre 60 sur 89 · ACTE TROISIÈME l · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME l

Jack.

En attendant, je crois qu'il serait prudent de tenir tout ceci secret. Les amis, les autres n'ont pas besoin d'entrer là-dedans. D'ailleurs, ils ne pourraient nous servir à rien, Vinck est un homme fini, quant à Pierre...

Paul.

C'est un bon garçon.

Rosette.

Il tarde à venir, je gage qu'il nous fera poser encore. Il devient déplus en plus rare.

Paul.

Je ne sais ce qu'il tripote. Il est partout, à toutes les soirées, à toutes les premières représentations, à toutes les conférences. Mais il m'a promis de venir.

Rosette.

Il est dix heures. Je vais préparer le vin. Je vous ferai quelque chose de gentil, de quoi se lécher les doigts.

Paul.

Déjà dix heures. {Regardant dehors.) La neige tombe toujours, le vent fait rage, il fait horriblement noir.

Jack.

Tous les navires sont éclairés à l'intérieur.

Paul.

On réveillonne à bord. Heureux ceux qui sont ainsi à l'abri dans un port tranquille. Il doit faire un temps affreux en mer.

Jack.

A-t-on des nouvelles de V Icare?

Paul.

Non. Il a dû avoir des vents contraires, car on l'attendait à Montevideo un de ces jours-ci.

Jack.

Il fait peut-être beau par là en ce moment-ci. Les tempêtes ne s'étendent pas si loin sur toute la terre.

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