‹ L'Oiseau noir dans le Soleil levantChapitre 11 sur 24 · LE RYTHME DU NO · texte numérisé non relu

LE RYTHME DU NO

Du commencement 4 la fin toutes les paroles de chaque n6 s’arrangent sur une mesure a huit temps. Il est trés rare que chaque temps sur les huit soit marqué par le tambour. Je ne pense pas que cela arrive sauf dans les piéces ou intervient le taiko (tambour frappé avec des baguettes), généralement pour soutenir une danse violemment agitée. Ordinairement quelques-uns seulement des huit temps sont margués sur le tzusumi (tambours en forme de sabliers dont l’un est tenu sur le genou, l’autre sur |’épaule). Les Japonais tirent beaucoup plus de choses que nous ne le

faisons des subtilités du rythme (ou plutét de ce jeu de cache-cache avec un simple rythme) et par vole de conséquence ils se montrent larges sur l’intervalle qui doit exister entre une note et une autre note. Je ne pense pas qu’un Kuropéen aurait eu |’idée de diviser les coups de tambour entre deux instruments. Cela doit étre horriblement compliqué. La division donne de la variété, car |’un des deux tam- — bours fait clac ! tandis que l’autre donne quelque chose entre un whop et un thud.

(Lettre de M. Oswald Sickert ap. A. Waley :

The N6 Plays of Japan.)

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