‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 3 sur 82 · SOLEIL ÉTEINT · texte numérisé non relu

SOLEIL ÉTEINT

Les récits d'Orient, doux comme des caresses, ! Nous montrent appuyés aux rampes de granit

î Des temples, leurs bras nus dressés dans TinAni.

Des longs troupeaux rêveurs et voilés de prétresses.

^ Des serpents d'Arabie enroulés à leurs tresses,

I A l'époque du mois, où la lune jaunit,

\ Leur douleur en extase implore au ciel Tanit

: Et le départ de l'astre augmente leurs détresses.

Prêtresse sans collier et sans voile de gaze, Ma tristesse incurable est sœur de leur extase. Car mon âme, elle aussi, pleure un soleil éteint.

Mais moi, les bras tendus entre les hauts pilastres De mon temple à jamais fermé par Je destin, Moi, je n'assiste pas au bleu réveil des astres.

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