‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 58 sur 82 · LE PAYS DES NIXES · texte numérisé non relu

LE PAYS DES NIXES

nHEINGOLD

A Madame Judith Gautier.

Perles claires des eaux, d'aube et de joncs coiffées. Dans le vague du gouffre émergent, lentes fées, Yoguelinde et Flosshilde et l'ombre est 1eur^crin«

Dans Tonde errante et froide autour de Tor du Rhin« Au pied du roc énorme, où son éclat sommeille; Tutélaire et joyeux, leur essor ailé veille Et leur rire ruisselle irraisonné, sans frein.

ce rieuse, ô lumière, iinplore leur refrain»

« Viens allumer la roche aurifère et vermeille, ce Viens, baiseuse de Tor !» et la clarté s'éveille Autour du bloc, où tremble un trouble jour marin.

Le clair éveil de l'or emplit, roi souverain^ L'abime et, saisissant Voguelinde et Velgonde, Flosshilde autour du maître ouvre et conduit la ronde.

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182 L*OMBBE ARDEKTE

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