‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 60 sur 82 · I.*OMBRE OLAI7QTJX · texte numérisé non relu

I.*OMBRE OLAI7QTJX

Des victimes de l'Hydre, amas saignant de plaies

Et de fiuentes chairs :

Chairs de guerrier, de fils de rois et chairs de p&tre Tombés tous, Tépouvante au fond des mornes taies

De leurs yeux grands ouverts.

Et le cœur du héros justicier se soulève Et sa poitrine gronde, et le monstre deLerne,

Qui l'observe accroupi Dans l'herbe, se déploie et rampe et, dans un rêve Effroyable, se dresse au seuil de la caverne,

Gigantesque, et glapit.

Et le multiple jet des tètes de couleuvre S'exaspère, se tord, bave, sifQe et s'élance

En replis verts et bleus, Et la Bète, pareille à quelque horrible pieuvre. Irradie autour d'elle un tournoiement immense

De serpents fabuleux. .

Le seuil d^la caverne, où de vagues squelettes S'animeot, réveillés au bruit de la massue

Qui se lève et s*abat.

Gémit comme une enclume; au loin, de violettes Faces de trépassés raillent l'Hydre qui rue

Ses tètes au combat.

Un cliquetis de fer ébranle ses écailles Où coule en pleur jaunâtre une sueur fétide.

Et parmi des lueurs, De ses flancs transpercés, qui lâchent leurs entrailles,

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Jaillit à chaque plaie un autre jet livide

De serpents en fureur; Quand, retombant soudain sur la Béte érigée, Tel un grand lys de flamme au-dessus de la vase

De ces marais de Mort, La masse aux clous d*airain foudroie TH^^dre figée D'horreur et, d'un seul coup, la disperse et l'écrase

En réclabouFsant d*or.

Par le dédale affreux des marais, où la Béte Dardait encore bipr ses huit gueules fumeuses

Suantes de poison, Héraclès a passé, le laurier vert en tète, Précédé par le bruit des victoires fameuses

Qu'atteste la Toison .

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L'OMBRE D'OR

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