‹ L'ombre ardente: poésiesChapitre 77 sur 82 · LES DIEUX · texte numérisé non relu

LES DIEUX

Pour Paul de Saint» Victor,

Dans les parfums, dans Tambroisie, Le front ceint d'éblouissements, Lesjeunes dieux fils de TAsie Apparaissent fiers et charmants.

Cruels, ils ont la fantaisie Du meurtre el de Técrasement.

La puissance a sa frénésie, Dont le crinde est l'apaisement.

Accoudés aux trônes d'érables Et d'or, où sourit leur fierté, Ils ont aux cris des misérables Des longs soupirs de volupté.

Qu'importe aux dieux les agonies, Les cris d'un monde révolté Et les penseurs aux gémonies!

Ils sont la Force et la Beauté.

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La force, éternelle injustice Qui fait râler Tbomme à genoux, La force effrayante et complice.

Est dans leur front stupide.et doux,

Et sous les astres qu'elle embrase.

Leur éclatante nudité* Est le rêve d'or et l'extase- Du monde et de l'éternité. -

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L OMBRE D OR

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