‹ L'ombre dans le miroir: poèmesChapitre 10 sur 73 · AU C(EUR DE LA FORET · texte numérisé non relu

AU C(EUR DE LA FORET

0 douceur d’etre libre et de s’aventurer Dans ces vierges forets deux fois miraculeuses Ou des souffles divins ne cessent pas d’errer,

Ou s’eveillent autour tant de fleurs merveilleuses !

0 joie exuberante! 0 rire ingenieux

ftue le matin deroule aux courbes des ramures!

ftue n’ai-je vu plus tot la beaute de ces lieux

Ou toute route ombreuse epand ses longs murmures

L’OMBRE DANS I,E MIKOIR

Etes-vous, 6 forets, l’antre de ces tresors Qu’une legende change en vertus souveraines ? Et vos soirs deversant leurs pourpres et leurs ors Mettent-ils une fin aux souffrances humaines ?

Serait-ce une fontaine aux murmurantes eaux Dont j’apergois la-bas la si blanche margelle ?... Une Nymphe qui tient dans ses doigts des roseaux Me fait signe de loin et tendrement m’appelle.

Si bien que tout ce charme en qui se fond le jour, Que la fraicheur assouplissant mes deux mains lasses, Me remplissent soudain de tendresse et d’amour,

Et qu’en ce doux instant, Jeunesse, tu m’enlasses !

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