L’ECHO
N’entends-tu plus l’echo de cette voix austere, La voix de tes aieux, pelerins du passe,
Dont Tame se rattaclie au sol hereditaire Qu’en un jour de detresse ils avaient delaisse ?
Elle atteste la force et l’orgueil de la terre Vers qui tu reviendras avec un coeur blesse ; Son souvenir jamais ne saura plus se taire,
Et ses chants renaitront qui, jadis, font berce.
Pourquoi done fuir les bords de cette plage ancienne ? Ici, la Destinee eclaire ton chemin ;
Ici, loin de l’exil, la nuit magicienne
Annonce, en son silence, un heureux lendemain, Et. touiours pres de toi, te menant par la main, Le Bonheur fait vibrer sa harpe eolienne.