‹ L'ombre dans le miroir: poèmesChapitre 65 sur 73 · LES BOIS · texte numérisé non relu

LES BOIS

Bientot, les vents aux sourdes voix Se sont recueillis et s’apaisent.

Le silence entoure les bois Dont les nids peu a peu se taisent.

Qu’elle est divine cette nuit Ob se concentre le mystere,

Et qui, sans nul arret, poursuit Sa lente course sur la terre.

Indicible contentement D’etre seul avec sa pensee, Et, dans ur. doux isolement, De sentir son ame apaisee,

Alors que, le pas incertain,

Et terrasse par la souffrance, On s’arrete sur le chemin Si tourmente de l’existence. . .

Combien il fait bon revenir Au milieu de ta solitude, Antique bois du souvenir, Q.ui me donnes la quietude,

Et qui, dans l’oubli du passe,

Dans le repos oil tu demeures,

Calmes le pelerin lasse

D’avoir longtemps vecu les beures . . .

Instants qui parlent d’autrefois !. . .

La lune a demi devoilee,

Glisse sur les arbres, parfois,

Et s’est au silence melee.

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