LE TALISMAN
Je m’imagine, en evoquant ta pale image,
Que rien n’egala ta beaute,
Que seuls etaient parfaits tes yeux et ton visage : Car tu fus ma divinite.
0 Femme ! maintenant que pour moi tu demeures Comme un astre lointain qui fuit ;
Et puisque ta presence eut le sort de ces heures Qui se dispersent dans la nuit,
Qui me pesent souvent ou qui me reconfortent ;
Parce que les chastes desirs Que tu fis naitre en moi maintenant me reportent Vers de si nobles souvenirs,
Je me rpnds compte enfin que la vieille blessure Qui dans mon coeur existe encor,
Bien qu’elle le tourmente et qu’elle le pressure, Est mon plus precieux tresor.