VERRE DNS NY F
EURE L'usage des Gants était très répandu au moyen âge. Ils recouvraient entièrement le poignet, même chez les femmes. « Les Gants des bourgeois, dit M. Charles Louandre, étaient en basane, en peau de cerf, ou en fourrure; ceux des évêques étaient faits au crochet, en soie avec fil d'or, ceux des simples prêtres étaient en cuir noir.— Mais ce qui vous surprendra c’est que, contrairement à ce qui se fait aujourd’hui, il était absolument défendu de paraître ganté devant les grands personnages.
Dans un manuscrit publié dernièrement, le Dit des Merciers, onvoit un marchand s’écrier d'un airengageant:
J'ai les mignottes ceinturètes
J'ai beaux gants à Damoiselètes.….
J'ai gants forrés, doubles et sangles Que je vent à ces gentix fames….
Maïs qu'étaient ces gants fourrés pour gentilles femmes à côté de ceux que les belles Vénitiennes montraient, les jours de grandes cérémonies, lorsque le Doge s’apprétait à monter sur le Bucentaure pour aller épouser la mer. C'était, d’après M. Feuillet de Conches, des gants de soie à broderies merveilleuses, où l'or et les perles serelevaient en bosse; il y en avait de dentelles, d’une incomparable s d’être offerts en cadeau et de figurer aètes Paraguantes. Mais les plus pro- A de peau à peintuies comme les !!
richesse, bien dig au budget des hon
fe digieux étaientedés
gouaches
TEE
C'étaient des paysages, des bergeries des scènes galantes à ravir, des miniatures hors de prix. — On a bien vu, observe M. Feuillet de Conches, des talons desouliers de petits-maîtres décorés par Watteau ou par Parroce
Les Valois raffolaient, vous de le savez, des Gants de senteur; ce goût fut fatal à Jeanne d’Albret, qui trouva la mor en essayant une paire de Gants -habilement pré parés par quelque charlatan italien, ami de la sombre Catherine. — Songez, mon Amie, qu'avec mon instinct romanesque et mon tempérament amoureux de dramatique, je pourrais trouver ici une facile transition. et vous parler dans de longues phrases émues des exploits de la marquise de Brinvilliers et du farouche Gaudin de Sainte-Croix, vous montrer les sinistres empoisonneurs préparant la nuit leur ganterie infâme; puis, dans un conte fantastique comme l'Olivier Brusson d'Hoffmann, évoquer le procès célèbre de la marquise, la question, les supplices variés, la chambre ardente, jusqu’au bûcher final. Tout cela à propos du Gant; — qui sait si cette simple histoire ne vaudrait pas mieux que tous les coq-à- Pâne que je vais vous faire forcément sur le Gant et les Mitaines? — A vous dire vrai, j'aimerais mieux, vis-à-vis de vous, me montrer romancier qu'historien, car j'aurais lPassurance d’être moins ennuyeux, plus personnel et surtout, l’avouerai-je, aucunement banal. — Mais, a dit Miguel de Cervantes, « nos désirs sont des domestiques
extrêmement séditieux »; je serai donc réactionnaire et
u sentiment.
- Et tenez, tout ce phæœbus ne fait songer à vous donner
ÈS