‹ L'ombrelle--le gant--le manchon;Chapitre 17 sur 28 · D CO G · texte numérisé non relu

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Montaigne, « nous requerons, nous promettons, appelons, congédions, menaçeons, prions, supplions, nions, refusons, interrogeons, admirons, nombrons, confessons, repentons, craignons, Vergoignons, doublons, instruisons, commandons, incitons, encourageons, ;UrOns, tesMOoignons, accusons, condamnons, absolvons, injurions, mesprisons, desfions, despistons, flattons, applaudissons, bénissons, humilions, mocquons, reconcilions,recommandons,exaltons, festoyons,rejouissons, complaignons, attristons, desconfortons, désespérons, estonnons,escrivons, taisons, etc.»

Je m’arrête à bout de souffle: les verbes français de toutes conjugaisons y pourraient passer.

Chez les Égyptiens, la main était symbole de force, chez les Romaïns symbole de fidélité.

Nous nous plaisons à revêtir les puissances occultes telles que le Temps, la Nature, le Destin d’une main humaine : la main du Temps renverse les empires etimprime des rides sur nos fronts; la main de la Nature nous prodigue des largesses que nous ravit la main de la mort; la main du Destin ou de la Providence enfin nous conduit à travers les sentiers de la vie.

Vieux clichés du langage que nous employons et emploierons toujours. Ne sommes-nous pas, comme dit Saint-Évremond, entre les mains de l'amour comme les balles entre les mains des joueurs de paume — et le premier bonheur que puisse donner l'amour n'est-il pas, d’après

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