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Le Manchon
La Fourrure
E Mancaon! Ce nom seul a quelque chose de mignon, de douillet et de voluptueux. De ce petit nid tiède et satiné où les jolies petites mains frileuses se blottissent dans la soie, emportant avec elles un mouchoir de dentelle, une boîte à pastilles, un bouquet de violettes de Parme ou un tendre poulet
d’amoureux, il se dégage mille riens qui nous plaisent, comme une envolée de souvenirs et de sensations caressantes du premier âge passé à la maison et des premières amours buissonnières.
Tout enfant, nous aimons à jouer avec le grand Manchon maternel, à passer les mains au rebours dans électricité des longs poils, à plonger notre visage dans l’odeur fauve et capiteuse du pelage, et à nous servir de ce sac fourré dans des espiègleries inconcevables, en y faisant cache-
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NE Un cache avec des menus objets ou en y enfouis- \\ \ sant le chat familier qui s’accagnarde en sa tié-
{ {] dr deur.
Ù À ) y Puis, plus tard, à l'heure des premiers rendez- \ tie { { NW | / vous, pendant les hivers « glaçonneux » que Ron- D NA y sard redoutait pour sa mie, lorsque nous voyons | \ | /f apparaître notre tant désirée maîtresse, envoilée et 3 | / toute encachotée de fourrures, nous devenons. l A f D) presque jaloux du joli et coquet Manchon dans
lequel” élle enfouit son petit nez fripon que la EE “glaciale a cinglé et rougi, et nous plongeons alôrs-avec une douce brutalité nos mains dans le Ylindre soyeux pour y trouver et y serrer passionnément de jolis doigts paresseux que l’on va si généreusement dégeler en les gantant de longs baisers. “Quand ce Manchon revient d’exil avec les premiers
frimas de Novembre, il cause, dès son apparition sur nos boulevards, une sensation très intime et très délicieuse à tous les vrais féministes, aux « Dilettantes » de la femme, à tous ceux-là qui perçoivent, dans leurs nuances les plus fines, les grâces que sait faire valoir la femme coquette ou naïve, soit qu’elle manie l’Éventail ou l’Ombrelle, soit qu’elle retrousse un coin de jupe de printemps, soit qu'elle passe rad
se dans une longue
traîneau sur la glace “du lac, œilladant à son Darling qui patine à ses côtés et pousse en ayant son coquet équipage. Il semble que la femme, cette fleur exquise et délicate, s'épanouisse dans la fouree rure comme ces blancs , Sardenias de Serre qui s’entr'ouvrent et se déve- “loppent dans un nid de ouate parfumée.
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Plus elle cache, emmitoufle, assourdit, pour ainsi dire, sa beauté, plus la femme, créature d'enfer qui fait rêver de paradis, est ensorcelante dans la diabolicité de ses grâces. Quand l'Amour, qu’on a représenté aveugle, met un masque à Vénus-coquette, on croirait que le rusé bambin veut incendier l'univers, car derrière ces ouvertures de Zoup béantes, derrière ces meurtrières, deux yeux de femme sont à l'affût, impitoyables, tour à tour railleurs, ardents, flambants, noyés de voluptés, chargés en un mot jusqu’à mi- Le traille de toutes les flèches du carquois cupidonien.
Ainsi, du milieu des fourrures, la femme, cette pes mignonnette, cette #772m0sa pudica, dégage une beauté plus mystérieuse, plus tiède, plus prometteuse, plus X enveloppée et plus enveloppante, comme si de l'électricité de cette € pelleterie il s'épandait dans lair ambiant de la provocante fille d'Éve une sensualité attirante, comme une caresse subtile qui frôlerait nos sens au passage.
Les anciens avaient P
comme ‘ je faisaient taines excellences et gatives à la fourr maître fourreur, Ch
rations mérales aussi naiyes que curieuses. « Nos ra E écrit-il, soit qu'on :
les sacre ou couronne, soit, quoi les marie, dépouill de ls
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