‹ L'onanisme; ou dissertation physique sur les maladies produites par la masturbationChapitre 15 sur 23 · TII · texte numérisé non relu

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L'on doit étre guidé dans le choix des a iments par ces deux règles : 1° ne prendre que des aliments qui, sous un petit volume, contiennent beaucoup

(1) « Il est certain, dit le docteur Doussia-Dubreuil, que les enfants digèrent plüs facilement lorsqu'ils vivent en plein air ; on doit donc les y conduire souvent, et les y laisser s'exercer , toutefois en prenant garde que la sueur qui les surprendrait, ne se suppre tout-à-coup. Ce qui peut contribuer à les fortifier , ce sont

es inmersions à l'eau froide auxquelles il faut les accoutumer peu à peu; cependant ce genre de remède ne convient point à tous les sujets et en toute saison ; il ne peut leur être administré que dans l'été, et lorsqu'ii n'existe chez eux aucune espéce d'éruption dont il y aurait à craindre que la matiére ne füt répercutée. at « Il est gourtant .des circonstances où il ne faut point avoir égard à la Saison , surtout lorsqu'il s'agit d'affectións nerveuses

pourvu, je le répète encore, qu'il n'existe chez eux aucune ese * LED . | péce d'éruption. Jta COINS (ti

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de nourriture, et qui se digèrent aisément; 2* éviter tous ceux qui ont de l’âcreté. Il est important de rendre à l'estomac toutes ses forces, et rien ne détruit plus la force des fibres animales, qu'une extension forcée : ainsi si l'on dilatait l'estomac par la quantité des aliments, on l'affaiblirait journellement. D'ailleurs, s'il est trop rempli, es personnes faibles éprouvent un état de maire . d'angoisse, de faiblesse et de mélancolie, qui a

nente tous les maux. L'on prévient ces deux inconvénients en choisissant des aliments tels que je les ai indiqués, et en n'en prenant que peu à la fois, mais fréquemment. Il est essentiel qu'ils puissent donner aisément ce qu'ils ont de nutritif. L'estómac n'étant pas en état de digèrer ce qui se digére difficilement, son action, extrémement languissante, serait totalement détruite par des aliments, ou trop durs, ou. propres à diminuer ses forces. |

L'on peut, sur ces principes, former le catalogue de ceux qui conviennent dans ce cas ,et de ceux qu'on doit exclure. Dans la dernière classe sont loutes les viandes naturellement dures et indigestes, telles que celles de cochon, toutes celles de vieilles bêtes, celles que l'art a durci au moyen du sel et de la fumée, préparation qui les rend en méme temps ácres; toutes celles qui sont trop grasses : les autres graisses quelconques, qui relàchent les fibres de l'estomac, diminuent l'action déjà trop faible des sucs digestifs, restent indigestes, disposent à des obstruclions, et acquièrent, par leur séjour, un caractère d'ácreió qui, irritant continuellement, donne de l'inquiétude , des douleurs, de l'insomnie, de l'angoisse, de Ja fièvre. Il n'y a

L'ONANISME, 87 rien, en un mot, dont les personnes qui ne digèrent pas, doivent se garder avec plus de soin que des choses grasses. Les pâtes non fermentées , et surtout quand elles sont pétries avec des graisses, sont une autre espèce d'aliment très fort au-dessus des forces d'un mauvais estomac. Les herbes pota- "géres , en produisant des gonflements qui le distendent, et qui gênent en méme temps la circulation dans les parties voisines , sont également nui- -Sibles : telles sont généralement toutes les espéces de choux, les légumes à cosse et ceux qui ont un

goût et une odeur extrémement ácres, dernière qualité qui les rend nuisibles , indépendamment des flatuosités. | | Les fruits, qui sont si salutaires dans les maladies aiguës et inflammatoires , dans les obstructions " surtout dans celles du foie, et dans plusieurs auires maladies, ne conviennent jamais dans ces cas; - Ms affaiblissent, ils reláchent, ils énervent les forces - de l'estomac; ils augmentent la dissolution du sang déjà trop aqueux , mal digéré ; ils fermentent dans l'estomac et dans les intestins, et cette fer. mentation développe une grande quantité éton- * nante d'air, qui produit des distensions énormes, qui dérangent absolument le cours de la circulation. J'ai vu cet effet être si considérable chez une femme, pour avoir mangé trop de fruits rouges , vingt-quatre heures après une couche très heureuse, que le ventre était tendu au point de devenir livide : elle était dans l'assoupissement, et son pouls presque imperceptible. Les fruits laissent j aussi dans les premiéres voies un principe acide , propre à occasionner plusieurs accidents fâcheux :

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ainsi il faut presque entièrement s'en priver. Les. jardinages crus, le. vinai gre, le. verjus. ont.les mé mes inconvénients , et méritent la méme exclusion;, Quoique le catalogue des aliments défendus.soit. long, celui des aliments permis l'est encore davans. tage. Il comprend. toutes les. viandes d'animaux, jeunes, nourris dans.de bons endroits et bien nourrris : telles sont surtout celles de veau, de jeune mouton, de jeune bœuf, de poulet, de pigeon. de: poulet d'Inde x de. perdreau. Les. alo uetles , les. grives, les cailles, les autres gibiers, sans être: ab+. solunient interdits, ont. cependant. des. inconvé-. nients qui ne permettraient pas d'en faire.un usage:

journalier. Le poisson est dans le méme: cas. (1)). L'on doit non-seulement choisir les viandes. avec soin » il. faut eucore les préparer convena blement:. -La meilleure facon, c'est.deles rótir.à un feu:doux,. qui conserve leur suc. et qui ne les. dessèche.pas,, ou de les cuire. lentement. dans leur propre. jus.. Celles que l'on fait bouillir avec: beaucoup: d'eau. donnent au bouillon tout ce qu'elles ont, de succu-. (1) Rien n'est. plus contraire à.la santé des enfants , que l'usage :

imni:odéré de la viande; il en est de méme. de toute autre sub-. stance qui serait trop nourrissante. * « Il faut fortifier et endurcir le corps des enfants, dit Gottlieb Vogel, ce qui consiste dans un régime négatif plutôt que positif ;' ‘la nature.a tout disposé à merveille; puissiez-vous d'abord, ajoute t-il, en s'adressant aux mères, ne pas rendre votre enfant, plus faible, plus sensible , plus irritable; Ja surveillance, la vigilance, surtout les beaux:sermons devieudront inutiles, dés que lé vice entré à votre. insu aura.fourni à la.dépravation des armes: qui le mettront en état.de tout braver, lorsque digues et barriéres sont devenues de la derniére insuffisance contre des nerfs que l'irritation a doués d’une force irrésistible, contre.un sang livré: . à.ce genre de feu.que tout allume, et que rien ne peut éteindre.».

lent, et restent incapables de nourrir; souvent elles

ne; sont, que ses fibres charnues, dénuées de leurs sucs et chargées d’eau, également insipides au goût et indigestes à l'estomac. Ilest très ordinaire. de Yoir des personnes faibles, fort éloignées de tout soupçon de friandise , qui ne peuvent point en manger sans sentir. que leur estomac souffre, Plus les viandes sont tendres, moins. elles soutiennent celte préparation qu'on. devrait réserver , quant aux malades, pour tirer. des viandes dures ce - qu elles ont de nour issant, |

. Quelques soins qu'on donne à la préparation de Ja viande, il est des, personnes qui ne peuvent pas

là digérer : on est réduit à ne leur en donner que

le jus, qu'on exprime après l'avoir fait très. médiocreinent, cuire ; mais comme il se corromprail aisément, il faut y joindre un peu de pain et une petite dose de jus de citron , Où un peu de. vin : un tel mélange est tout. ce qu'on. peut employer de plus nourrissant. Quelques écrevisses cuiles et écrasées,

ans le bouillon, en relèvent le goût, et le rendent Peut-être encore plus fortifiant; mais elles ont le double inconvénient. d’être un peu échauffantes , et de rendre le bouillon plus. susceptible d'une Mompie corruption; ainsi il faut être sur ses gar-

ies à ces deux égards. Le pain et le Jardinage n'ont

pas l'avantage de réunir beaucoup. de nourriture

Sous, un pelit volume; mais leur usage, surtout .

Celui du pain, est. absolument indispensable. pour. prévenir non-seulement le dégoût que l'usage d'un régime tout animal ne manquerait pas de pro-. duire, mais encore la putridité qui en serait une

suile, si on ne le mélait. pas de végétaux. Sans.

$0 — -.— L'ONANISME. | ‘cette précaution , l'on verrait bientôt éclore , dans les premières voies, l'alcali spontané, et tous les désordres qu'il peut entraîner. J'ai vu les plus grands accidents produits par ce régime chez des personnes faibles à qui on l'avait ordonné. Un des symplómes les plus ordinaires est l'altération : il sont obligés de boire, et la boisson les affaiblit ; d'ailleurs, elle se méle difficilement avec les hu- meurs, parce que ce mélange dépend de l'action des vaisseaux, qui est languissante; et si par un malheur trés ordinaire chez ceux qui ne prennent . que peu de mouvement , l'action des reins diminue, les liquides passent dans le tissu cellulaire, et forment d'abord des œdèmes, et enfin des hydropisies de toutes les espèces. . ^

L'on prévient ces dangers en mariant toujours le régime végétal avec l'animal. Les meilleures herbes sont les racines tendres et les herbes chicoracées , les cardes et les asperges. Il y en a d'autres qui , quoique fort tendres , incommodent , parce qu'elles rafraichissent trop ; elles amortissent la force de l'estomac. |

Les graines farineuses, préparées et cuites en crêmes avec du bouillon de viande, font un aliment qui n'est point à mépriser ; il réunit ce qu'il y à de plus nourrissant dans les deux règnes et le. mélange prévient le danger de chaque aliment donné seul; le bouillon empéche la farine de s'aigrir , la farine empêche le bouillon de pourrir. L'on s'apercoit aisément , en lisant les observateurs avec un peu de réflexion, que les maladies sont plus malignes dans le nord de l'Europe que dans Sa partie moyenne; cela ne viendrait-il point de

ce qu'on.y mange plus de viande et moins de vésu a as Ge que j'ai dit plus haut des fruits n'empêche pas , quand l'estomac conserve encore quelque force, qu’on. ne puisse, de temps en temps s'en permettre une pelite quantité, mieux choisie pour l'espèce et la maturité; les plus aqueux sont ceux . qui conviennent le moins. Sca deme - Les œufs sont. un aliment du genre animal, et un alimentextrémement utile; ils fortifient beaucoup et se digérent aisément, moyennant qu'ils ne soient que peu ou point cuits ; car, dès que le blanc est durcis il ne se dissout plus ; il devient pesant, indigeste, et né répare pas; C'est alors l'aliment des estomacs qui digèrent trop , et uon de ceux qui ne digérent point. La meilleure facon de les manger, c'est de - ]es avaler en sortant de la poule, sans coclion ; où de.les manger à la coque, après les avoir seulement plongés trois où quatre fois dans l'eau bouillante ou délayés dans du bouillon chaud qui ne bouille pas. - -Enfin, une dernière espèce d'aliment , c'est le lait; il réunit toutes les qualités qu'on désire; il n’a aucun des inconvénients qu'on craint. C'est. le | plus simple , le plus facile à assimiler, celui qui répare. le plus promptement; tout préparé par la nature , on.ne risque point de le gâter par la pré- - paration artificielle; il. nourrit comme le jus de viande ,.et n'est point susceptible de putridilé; i] prévient -l'altération; il tient lieu d'aliment et de boisson ;.il entretient toutes les sécrétions; il dispose à un sommeil tranquille : en un mot , il est | propre à remplir toutes les indications qui se présentent dans ce.cas, et Lewis l'a vu produire les 6 E.

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