‹ L'onanisme; ou dissertation physique sur les maladies produites par la masturbationChapitre 3 sur 23 · EL · texte numérisé non relu

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« dans l’œil des douleurs excessives, les paupières « étaient très pesantes, elles se collaient toutes les « nuits; ses yeux étaient toujours baignés de lar « mes , et il s’amassait dans les deux coins, qui € in très douloureux, beaucoup d'une matière « blanchátre. RU il mangeát avec plaisir, il « était réduit à une extrême maigreur, et dès qu il «avait mangé, il tombait dans une espèce d'i- « vresse. » Le même auleur nous a conservé une autre observation dont il avait été le témoin oculaire, et que je crois devoir placer i ici. « Un jeune « homme de dix-huit ans, qui s'était livré fréquem- « ment à une servante, tomba tout à-coup en faiablesse, avec un un général de tous les «membres, et le visage rouge et le pouls très aible. On le tire de em état au bout d'une heure, nais il resta dans une langueur générale. Le «même accès revenail très fréquemment avec une

__ €très forte angoisse, et lui procura, au bout de o4 huit jours , une contraction et une tumeur au

€ bras droit, avec une douleur au coude qui re- & doublait toujours avec l'accés. Le mal alla pen- « dant long-temps en augmentant malgré beaucoup « de remèdes : enfin, HorFruanx le guérit, »

BoznuAAvE peint ces maladies avec cette force el celle précision qui caractérisent Lousses tableaux. | a La trop grande perle de semence produit la lasà situde, la débilité, l'immobilité, des convulsions,

«la maigreur, le desséchement, des douleurs Bond

« les ob aies du cerveau, émousse les sens, et € surtout la vue, donne lieu à la consomption dor- « sale, à l'indolence et à diverses maladies qui ont « de la liaison avec celles-là. »

L'ONANISME, 1g Les observations que ce grand homme communiquait à ses auditeurs, en leur expliquant cet aphorisme, et qui portent sur les différents moyens d'évacuation, ne doivent pas être omises, « J'ai vu «un malade dont la maladie commenca par une « lassitude et une faiblesse dans le corps, surtout « vers les lombes : elle fut accompagnée du jeu des « tendons , de spasmes périodiques et de la mai- « greur, de manière à délruire tout le corps; il « senlait aussi de.la douleur dans les membranes «méme du cerveau , douleurs que les malades « nomment ardeur séche, qui brülecontinuellement en dedans les parties les plus nobles. »

« J'ai vu aussi un jeune homme attaqué de la « consomption dorsale. Il était d'une fort jolie fi- « gure, et, malgré qu'on l'eüt souvent averti de « ne point trop se livrer aux plaisirs, il s’y livra « néanmoins, et il devint si difforme avant la mort, «que celle grosseur charnue qui paraissait au- « dessus des apophyses épineuses des lombes, s'é- € « q «

lait entièrement affaissée. Le cerveau même,

dans ce cas, paraît être consumé ; en effet , les

malades deviennent stupides; ils deviennent si

raides que je n'ai point vu une aussi grande im- « mobilité du corps produite par une autre cause. « Les yeux mémes sont si hébétés qu'ils n'ont plus « la faculté de voir (1). »

(4) Un auteur moderne parle en ces termes de la rigidité du corps causée par l'Onanisme :

« Cette raideur des membres qui caractérise à l'extérieur des. affections du système nerveux très prononcées, est presque insur- montable. Les muscles extenseurs, fortement contractés , l’emportent sur leurs antagonistes; les yeux se contournent et se

Vit acm «

De Sznac peignait , dans la première édition de ses Essais, les dangers de la masturbation , et annoncait aux victimes de cette infamie toutes les in firnités de la vieillesse la plus languissante, à la fleur de leur âge. L'on peut voir, dans les éditions suivantes , les raisons de la suppression de ce morceau et de quelques autres. — —

Lvpvic, en décrivant les maux qui surviennent aux évacuations trop abondantes, n'oublie pas la spermalique : « Les jeunes gens de l'un ou de « l'autre sexe, qui se livrent à la lasciveté, ruinent « leur santé en dissipant des forces qui étaient des- « tinées à amener leur corps à son point de plus « grande vigueur, et enfin ils tombent dans la con- « somption, » sa 4:

Dz Gorrer donne un détail des accidents les

plus tristes, dépendants de cette cause; mais il serai! trop long de le copier : je renvoie à son ouvrage

méme tous ceux qui entendent la langue dont il s’est servi or :

Aprés avoir rapporté la description de la con-somption dorsale d’Hiprocrare, telle qu'on l'a lue plus haut, Van SwigTEN ajoute : «J'ai vutous ces -

fixent en haut. A chaque mouvement que Je malheureux vent se donner est appliquée-une souffrance ; et sa face, toute grippée,

ne sait plus exprimer que la douleur. Dans cet état , son 1magina-

tion peut s'exercer encore; mais elle ne prend feu, pour ainsi

dire, qu'au souflle des regrets. Il se retrace avec amertume les jeux du premier âge, alors qu'une parfaite innocence laissait encore sommeiller tout ce qu'il y a de destructeur dans nos pas-

sions, dans nos désirs. Les exercices divers qui áppelérent l'acti-

vité de son esprit, ou qui servirent à développer da souplesse,

l'agilité de son corps, se représentent à sa pensée que la douleur

concentre maintenant, et viennent témoigner de son impuissanceactuelle. » FH

L'ONANISME. — 21 « accidents et plusieurs autres dans les malheureux « qui s'étaient livrés à de nombreuses pol utions. jd 'aiemployé inutilement, pendant trois ans, Lous « les secours de la médecine pour un jeune homme

« qui s'était altiré , par cette infâme manœuvre , « des douleurs vagues, étonnantes et générales, « avec une aca en tantót de chaleur, tantôt d'un « froid trés incommode partout, mais surtout aux « lothbes. Dans la suite, ces douleurs ayant un peu « diminué, ilsentait un si grand froid dansles cuisses x et dans les jambes, quoiqu'au tact ces parties « parussent conserver leur chaleur naturelle, qu'il

«se chauffait continuellement auprès du feu, « méme pendant les plus grandes chaleurs de l'été. « d 'admirai surtout, pendant tout ce temps, un « mouvement tontisuel de rotation des testicules « dans le scrotum ; et le malade éprouvait dans les « lombes la sensation d'un mouvement semblable 1 « qui lui était très à charge.

Ce détail nous laisse 1gnorer si ce malheureux termina sa vie au bout de trois ans , ou s'il continua à languir pendant quelque temps , ce qui est bien ptus fâcheux: il n'y a cependant p pas une troisibme issue,

Krorkor, dans un trés bon ouvrage sur les ma-

ladies del esprit qui dépendent du corps, confirme par ses observations celle que l'on vient de lire. » « Une trop grande dissipation de semence affaiblit « le ressort de toutes les parties solides, de ]à nais- « sent la faiblesse, la paresse, l'inertie, les phthi- «sies, les consomptions dorsales, l'engourdissev ment et la dépravation des sens : la stupidité, la "tfolie, les évanouissements, les convulsions. »

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HorrMARN avait déjà remarqué que les jeunes gens qui se livrent à l'infáme pratique de la masturbation, perdaient peu à peu toutes les facultés de leur âme, surtout la mémoire , et devenaient toutà-fait inhabiles à l'étude. Tw

Levis décrit tous ces maux. Je ne transcrirai ici de son ouvrage que ce qui à rapport à ceux de l’âme. « Tous hes maux qui naissent des excès «avec les femmes suivent plus promptement en- « core, et dans un áge tendre, l'abominable prà- «iique de la pollution de semence, qu'il serait « difficile de peindre avec des couleurs aussi affreu- « ses qu'elle le mérite : pratique à laquelle les jeu- « nes gens se livrent sans connaître toute l'énor- « mité du: crime, et tous les maux qui en sont. «les suites physiques. L'áme se ressent-de tous «les maux du corps, mais surtout de ceux qui. « naissent de cette cause. La plus noire mélancolie, | « l'indifférence pour tous les plaisirs, (ne pourrait- «on pas dire l aversion P) l'impossibilité de pren- - « dre part à ce qui fait le sujet de la conversation « des compagnies dans lesquelles ils se trouvent « sans y êlre, le sentiment de leur propre misère ,

« le désespoir d'en être les artisans volontaires , la: « nécessité de renoncer au bonheur du mariage, « sont les idées bourrelantes qui contraignent ces « malheureux à se séparer du monde, fasi heureux

« si elles ne les portent pas à terminer eux-mêmes « leur carrière, »

De nouvelles observations confirmeront plus bas: la vérité de cet effrayant tableau. Celui qu'a fait. Sronck, dans le bel ouvrage qu'il a publié sur: l'histoire et le traitement des maladies , n'est pas.

L'ONANISME. 25 moins terrible ; mais je renvoie à l'ouvrage même : dont aucun médecin ne gent se possess teux qui voudront le voir.

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