‹ "L'oncle de l'Europe" devant l'objectif caricaturalChapitre 114 sur 121 · II. SUR ÉDOUARD VII · texte numérisé non relu

II. SUR ÉDOUARD VII

Il est un art que le roi Edouard VII a cultivé pendant toute sa vie c'est l'art de plaire. Rarement il s'est rencontré une harmonie plus parfaite entre le caractère personnel d'un homme et le rôle qu'il avait à jouer. Ecarté de toute participation directe aux affaires publiques par une mère d'autant plus jalouse de son autorité qu'elle ne l'exerçait pas, le fils de la Reine Victoria a été, dès sa première jeunesse, chargé de la représentation extérieure de la royauté. Il s'est magistralement acquitté de cette mission. Jamais il n'a laissé échapper une parole qu'il ait eue à regretter dans la suite. Avec un goût exquis et un tact infaillible il a toujours donné la note juste. Dans ses petites allocutions officielles, il a su se prémunir contre les deux fléaux de ce genre de littérature ; nous voulons dire la prétention à l'éloquence et la banalité. Il n'a pas cherché davantage à être spirituel mais il n'a jamais manqué de dire le mot aimable, juste au moment où ce mot devait être placé, et après quarante ans de cet apprentissage, il est monté sur le trône entouré d'une auréole d'universelle sympathie.

Depuis l'avènement d'Edouard VII, le roi n'a pas fait taire l'homme pas plus que l'homme n'a fait taire le roi. L'homme et le roi ont été d'aCcord pour mener à bonne fin une grande entreprise de politique internationale utile aux intérêts de l'Angleterre. Le fils de la Reine Victoria a mis son talent diplomatique et sa puissance de séduction au service de la paix. Il a été l'agent la plus actif de la réconciliation entre la Grande-

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a Londres.

2. — Sans Salisbury et Gladstone, je faisais, sinon pendre, du moins condamner au hard labour tous les porteurs de lorgnon qui ont le mauvais goût de passer 1; cordon derrière l'oreille.

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