ACTE V, SCÈNE VII. iOl
M. ROUSSET, avec feu.
Superflus!... je leur dois l'estime manifeste
Que j'ai pour l'apologue, et Téglogue, et le reste!...
Que c'est beau, tout cela ! . . . vous m'avez converti ! . ..
ETIENNE , bas.
Écoutons jusqu'au bout, c'est le meilleur parti!
MADAME DDFERNAY, à M. Roussel.
Bien qu'il vous semble bon d'exagérer mon rôle,
Je ne regrette pas ce petit coup d'épaule,
Si l'enlant, grâce à lui, rentre au toit paternel !
M. ROUSSET, avec force.
Oui, madame!...
Avec inspiration.
Et. .. tenez ! . . . c'est un jour solennel ! . . . Un jour... un jour, enûn, qu'avant votre sortie, Nous devons signaler. . . par une autre amnistie ! . . .
Entraînant Léon près de lui.
Léon ici,
Poussant du geste Etienne Dufernay vers sa belle-sœur.
VOUS, là !.. . Voyez ! . . . quelle douceur ! . . .
Serrant Léon dans ses bras.
Le père avec le fils !
Etienne tend sa main ù madame Dufernay, qui finit par la prendre.
Le frère avec la sœur ! . . .
Comme s'apercevant tout à coup qu'Alice est isolée.
Bon 1 la petite est seule. . . et son beau front se plisse ! . . .
ETIENNE, à sa belle-sœur, avec émotion.
Pour mon ami Léon je vous demande Alice !
Geste de surprise de madame Dufernay.
Le père est raisonnable, on a tout arrangé...
Montrant M. Roussel.
Il se contentera du petit bien que j'ai !
Même il m'ofire l'asÛe et le dnHt au glanage; Ainsi...
M. ROUSSET, à part.
Comme il est gai I quel entrain, pour son âge !
HàDAMG DUPERNAY, bas, à Etienne, avec inquiétude.
Ce mariage enfin qui semblait résolu?...
KTIEMNE, gravement.
On m'a trouvé trop jeune. . . et. . . Ton n'a pas voulu !
LÉON, poussé par son père aux pieds de madame Dufemay.
Madame, à vos genoux, et la tête inclinée, Comme un pâle accusé, ^attends ma destinée, Cicaignant de voir finir, par un arrêt de mort, Cette pauvre minute... où j'ai le doute encor! Étendez votre main, laissez tomber, madame, Un regard de vos yeux dans la nuit de mon âme!.. .
Montrant Alice.
Car, si c'est un bonheur qu'on ne peut mériter, Peut-être ai-je souffert assez pour l'acheter !... Peut-être... ah! mon cœur tremble, et votre bouche hésite... Est-ce le mot charmant? par pitié I . . . parlez vite ! . . , Est-ce un refus qu'ici vous murmurez tout bas?... Grâce ! . . . attendez encore ! ... oh ! ne répondez pas !.. .