ACTE Y, SCÈNE V1I1. i
H. AOOSSET. •
Arrive donc!...
A part, la contemplant.
Tudieu ! . . . quelle toilette ! . . .
CLARA, regardant de tous côtés.
M. ROUSSET, l'entraînant par la main.
J*ai tout pardonné; ta victoire est complète ! . . .
A la compagnie.
C'est qu'elle a pour les vers le goût d un connaisseur, Un vrai penchant...
A Léon, surpris.
Léon, viens embrasser ta sœur !
Léon embrasse Clara.
ALICE, courant à Clara, et lui tendant la main.
Clara, bonne Clara, — je devine la chose ! . . .
ETIENNE, ù part.
Ah çà... qu'al-je donc fait, si tout le monde est cause?...
CLARA, bas, à Alice, avec importance.
C'est vrai que j'ai mené votre affaire assez loin ! . . .
ALICE, lui serrant la main, puis s* éloignant.
Très-loin!...
CLARA, apercevant le Mille sur la table, et le prenant sans
être vue.
Cachons le livre ! ... on n'en a plus besoin ! . . .
Elle le fourre dans la bibliotbèque.
M. ROUSSET, impatient, à madame Dttfemay, et lui
montrant Léon.
Eh bien?...
MADAME DOFERNAY.
Sans revenir sur nos luttes passées,
^ Il est un point «ncor qui trouble mes pensées. . .
M. ROUSSET, vivement.
Plaît-il?...
MADAME DDFERNAY, regardant Léon de càié.
Pour le siget des compositions, Je n'ai rien rabattu de mes conditions ! . . .
LÉON
Lesquelles?. . .
MADAME DUFER»AT, à M. Rousset.
J'ai posé les bornes légitimes ; Nous serons pour Léon des critiques intimes...
LÉON, timidement.
Mais... madame...
VADAME DUPERMAY, à Léon.
Il faudra nous consulter toujours !
LÉON, désespéré.
On ne peut pas...
M. ROUSSET, poussé par Etienne, qui lui fait un signe
impératif.
Sans doute ! ... A quoi boA ces discours?
On ne peut pas peser sur les intelligences ! . . .
Regardant Etienne.
Dufernay le sait bien, — Tart a ses exigences ! . . .
MADAME DUFERNAY, lutUnt pied à pied.
Pas de théâtre au moins ! . . .
M. ROUSSET, regardant Etienne, qui lui fait un nouveau signe.
El pourquoi, s*il vous plait?
Montrant Léon.
Autant vaut, dès demain, lui mettre un bourrelet !
Approbation muette d'Étiemie.