ACTE UI, SCÈNE Y
GAUORIER.
Eh ! tant que vous voudrez I J*ai mon étude, moi !
ériBiïNB.
Quel rapport? Gardez4a !... Je ne Tois pas pourquoi...
POPIN, Ims, à Gaudrier.
Le bonhomme n'est plus du tout à son affaire.
ETIENNE y avec opiaiâtreU^.
Paris ! Paris ! voilà l'endroit que je préfère ! . . . Du reste, on peut trouver contre les diamants, Sans chercher aussi loin, de meilleurs arguments. Un tel luxe, en effet, un pareil étalage, Doivent jurer un peu, quand on arrive à l'âge. . .
GAUDRIER, r interrompant.
Par exemple, souflre^ qu'on blâme ce détail, Vingt printemps ne soujt point un tel épouvantail...
ETIENNE
Nos; — mais quarante-cinq... cela fait bien des roses !
GAUORIER, abasourdi.
Gomment?
rOPIN, bas, à Gaudrier.
Il déménage, — il dit un tas de choses...
Ça rapproche beaucoup les espérances !
GAUDRIER, à Etienne.
Quoi?
ETIENNE, insistant.
Quarante-cinq I...
POPIN , faisant signe à Gaudrier de ne pas le contredire.
Boni bon!...
ETIENNE
Constatés.
POPIN, même jeu.
Je vous croi 1
ÉTIENRE, changeant de ton.
Quant à Paris...
GADDRIER, éclatant.
Morbleu ! m'enlevez- vous ma fenune?
ÉTIEKNE.
Non pas; — tout simplement, le droit que je réclame, C'est d'y loger la mienne en toute liberté !
GAUDRIER, éperdu.
Votre femme !
POPIK, bas, à Gaudrier.
Il patauge avec sérénité. . .
Il veut dire sa nièce...
ETIENNE
Enfm, je me marie.
GAUDRIER.
Vous!...
ETIENNE
Moi.
GAUDRIER, s' essuyant le front avec son mouchoir.
C'est du nouveau !
POPIN, s'cfTorçant de rire.
Bonne plaisanterie !
ETIENNE, les regardant tous deux.
Quoi ! vous traitez ainsi le mariage, vous?
POPIN, haul, à Gaudrier.
Il est facétieux I il se moque de nous !
ETIENNE, gravement.
Je ne m'en reconnais ni le droit ni l'envie.
Je prends femme, — un dessein que j'eus toute ma vie;
Vieux projet de ménage et vieille affection...
A Popin.
Apportez-vous, monsieur, quelque opposition?