SCÈNE IX PEACHUM, MRS PEACHUM
PEACHUM.
Chère épouse, apaisex-vous un peu. Ne laisser pas votre courroux régenter vos sens. PoUy, je vous le concède, s'est conduite incoosidérémcnL
MRS PEACHUM.
hTeùt-elle eu seulement qu'une intrigue avec cet individu, les meilleurs familles ont, ma foi, excusé et rabiboché une faiblesse de pareille sorte. C'est le mariage qui gâte tout
PEACHUM.
Mais l'argent, ma chère, est la vraie terre à foulon des réputations, il ôte toutes les taches. Un riche gredin, par le temps qui court, est le digne commensal des gentlemen ; et le monde, ma chère, n a pas autant de mépris pour les coquins que vous l'imaginez. Je puis, croyex-le bien, faire tourner cette union à notre avantage.
MRS PEACHUM.
Je me réjouis énormément d'apprendre que le capitaine Macheath soit riche, mais je doute qu'il n'ait pas déjà deux ou trois épouses : et s'il venait à trépasser d'ici une session ou deux, la dot de Polly deviendrait litigieuse.
PEACHUM.
C'est vraiment un point de vue qui mérite réflexion.
-^^ "• Le renard emporte nos poules,
La putain nous prend la santé.
Votre fille vous dévalise,
Le voleur soustrait les couverts :
Ce ne sont que menus larcins.
Vienne i surgir lliomme de loi»
Tous nos biens par lui sont volés.
Les hommes de loi sont les pires ennemis des gens comme nous. Ils veulent être les seuls qui mènent une existence clandestine.