SCÈNE VII
La scène se fasn â Neygate.
LOCKIT, GARDIENS DE PRISON, MACHEATH, ARCHERS.
Loocrr.
Noble capitaine, soyex le bienvenu. Vous n*avex pas logé chex moi depuis un an et
demi. Vou5 connaissez. Tusagc, monsieur, de l'argent que verse à titre de bon accueil un ancien détenu. Passez-moi donc ces fers.
MACHEATH.
Ces fers, M. Lockit, semblent être les plus lourds de tout le lot. Avec votre permission, je préférerais une autre paire.
LOCKIT.
Ecoutez, capitaine, nous savons ce qui convient le mieux à nos prisonniers. Quand un gentleman me traite avec civilité, je m'efforce toujours de lui plaire. Nous avons des fers à tous les prix, de une à dix guinées, et il est juste que chaque gentleman fasse à sa guise.
MACHEATH.
JTai compris, monsieur. (Il donne de l'argent.) Ici les frais sont si nombreux et si exorbitants qu'il faudrait dépenser une fortune pour s'échapper en beauté ou pour mourir comme un gentleman.
LOCDT.
Ces fcrs-ci conviendront mieux au capitaine. Otei Tautre paire. Examinex-les, monsieur ; quelle belle fabrication ! Ils vous iront comme un gant, et lliomme le plus délicat d'Angleterre n aurait pas honte de les porter. fil rewctéhm.J Si 1 on me confiait la garde du premier gentilhomme du pays, je ne pourrais IVquiper de plus seyante façon. Et maintenant, monsieur, je vous laisse à vos médiutions particulières.