‹ L'opera des gueux. Traduction intégraleChapitre 40 sur 55 · SCÈNE II LOCKIT · texte numérisé non relu

SCÈNE II LOCKIT

LOCKIT.

Peachum a donc l'intention de me rouler dans cette aflFaire; mais je lui rendrai la pareille. Le drôle se laisse aller à bavarder quand il a bu : je lui verserai à boire sans arrêt pour lui arracher son secret et faire tourner la situation à mon avantage. Lions, loups et vautours ne vivent pas en troupeaux. De

toutes les httcs de proie, seul l*hoinme est sociable. Chacun de nous pille son voisin, et cependant nous vivons en troupe. Peachum est mon compagnon, mon ami. En vertu de la morale courante, il peut invoquer mille précédents pour me duper. hTuserai-je point du privilège de Famidé pour agir de même façon à son égard ?

Ainsi voit-on joueurs a» ^,

Par Tamitié s'unir.

Malgré leur trompeuse industrie;

Brandissant les cornets,

Sur leur proie ils s abattent.

Et pour duper, s'allienL Mais s'ils manquent leur but.

Tels d affamés brochets,

Leurs compagnons atuquent

Et pillent leurs amis.

Et maintenant, Peachum, nous allons, vous et moi, comme dlionnêtes trafiquants, lutter i qui pourra circonvenir l'autre. Lucy ! ('Bun Lmcy.J Y a-t-il en ce moment à la maison un agent de Peachum ?

LucY. ;

Filch, père, est en train de boire un quart | de pinte d cau-de-vie dans l'autre salle avec ^ Black Moll.

LOCKIT. ;

Dites-lui qu'il vienne me trouver.

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