J.-S, BACH
| Né à Eisenach, 1685; mort en 1754. 2
La mélodie est indispensable dans l'opéra ;. “
; ‘elle l’est moins dans la symphonie. Nous dé-. L
* signons ici sous le nom de symphonie tous
les genres de musique instrumentale : la sym=. . phonie proprement dite, qui est exécutée par. Die tout un orchestre, le quintette, le quatuor, le trio et la sonate. L’opéra exprime ao
. sentiments individuels, nous dirions volon- Ra tiers primitifs ; de la symphonie s'élèvent des re accents plus profonds, des voix plus mysté- ÿ 1 ‘rieuses, aspirations éternelles el indéfinies |
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ah cœur néant: Elle a | donc. un De détche de. . ‘1 elle a aussi des formes et un langage | An qui lui sont propres. Son principal motif :
* où sujet est ordinairement rythmique autant # que mélodique. De cette façon, il se prête à k
à une grande variété de développements et de= L ion du compositeur. Il n’est peut-être pas
vient, pour ainsi dire, élastique dans limagi-
| inutile de définir le rythme et la mesure, on. TAITIA
es confond souvent ensemble. La mesure . décompose invariablement un morceau de - musique en parties égales , tandis que le Ë rythme fait partie intégrante, constitutive d'un chant, et lui donne un caractère particulier; À de plus il peut varier à l'infini. Un exemple rendra cela tout à fait clair : quand le tam- bour bat, chaque pas marque la mesure ou une partie toujours égale de la mesure et les coups égaux ou inégaux de la baguette, c’est- à-dire tout ce qui s’entend entre deux pas, constituent le rythme qui est, pour ainsi * dire, la mélodie du tambour. +
Pour développer un sujet sous toutes ses
faces, pour rattacher sans ellorts apparents
les nombreux rameaux de l’idée première, en
un mot pour écrire une symphonie, le compo-
.. ete doit connaître {ous Es sécrole de le * __. fugue et du contrepoint. J.-S. Bach, pi
qu’un autre, a possédé celte science. Par la
constitution rigide de la fugue, par l’enchai-
nement logique des accords, ila posé les ba- ses de la rhétorique musicale. Il a en outre : créé ou plutôt perfeclionné les différentes formes du discours lyrique. Mais à ceux qui = le considèrent comme un grand poète, nous dirons que la fugue est à la musique ce que l’architectonique est à un monument, ce que … la rhétorique est au poème. Bach est plus …
dogmatique, plus rhéteur que poète ; il instruit à plus qu’il n’émeut. Son style a parfois une ame À - pleur qui étonne, mais il manque de charme, de variété, de sensibilité ; il est toujours pom- 4 — peusement scolastique. La grandeur, sansune sympathique élégance, n'est que roideur dans … l’art comme dans l’homme. Les procédés de : . l'école doivent disparaître ou plutôt se con- - fondre avec la pensée même. Mais pour com- … - poser ainsi, il faut la science et l'inspiration = réunies, la science, pour ainsi dire, aux or- k dres de l'inspiration. Que dirait-on d'un monument qui ne pourrait se soutenir qu’à l’aide de l’échafaudage qui aurait servi à le con-
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que. C'est par là qu’il est original ; c’est aussi . la raison de la fameuse querelle des Gluckis-
. d’en revendiquer sa part. Michel-Ange, voulant se rendre compte de la structure du corps humain, à modelé la précieuse et savante .
étude connue sous le nom d'Écorché de Michel-Ange : Bach a fait quelque chose :
d’analogue. Sa musique est une étude en
jours consulter.
Bach, quoi qu'il en soit, est un musicien |
exceptionnel. Il n'a pas peu contribué à è ra l'avancement de l’art musical. Après lui des
chefs-d’œuvre ont pu se produire; il a le droit
style fleuri que les compositeurs peuvent tou-