‹ L'opéra et la symphonieChapitre 11 sur 45 · GLUCK · texte numérisé non relu

GLUCK

Né dans le Palatinat, 1714; mort à Vienne en 1781.

| Gluck a surtout cherché la vérité dramati-

tes et des Piccinistes. Piccini représentait la de tradition ; Gluck le progrès, la vérité.

Du hd à de ce ue la mel n Rat ni la liberté de formes, ni la variété ea qu'elle a conquises depuis : aussi ses œuvres

abondent encore en formules d'école, et Yini.à à sipide contrepoint n'y est pas assez dissimulé.

. On y trouve un grand style, mais ce style n'est pas exempt d’enflure. Malgré de grandes :

1 __ etincontestables beautés dont les amateurs de

choses rétrospectives s’enthousiasment outre

mesure, ce n’est pas encore là l'idéal de la Pperfection, ri

La mélodie y a plus de souffle et d'i inspiräs Fi

tion que dans les ouvrages des maîtres anté-.

rieurs, mais elle est souvent déclamatoire et .

empreinte d'un caractère particulier qu’on » - pourrait appeler Pomposo, sorte de grandeur

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factice qui tient plus à la forme qu'à la pensée,

tation de la tragédie qui était alors livrée à.

.. toutes les exagérations calculées de ce qu on = nomme la Déclamation. = Soit pour sacrifier à la mode, soit pour “ bé à de certaines exigences, Gluck emploie

faux goût engendré sans doute par lin x

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les vocalises dont la rapidité fait briller le

cordent mal avec une situation tragique.

talent du chanteur; mais ces broderies s’ac-

Néar moins n a fait fete à un ES, Irene à au es

| drame lyrique. Lé premier il exprima pré de . situation scénique dans toute sa vérité: 1 élargit à rôle de l'orchestre en le faisant con= “e courir à l’unité générale ; il combina pour LR première fois avec succès toutes les ressout= ces qu'offrent les chanteurs, les chœurs et l'orchestre ; et de cet ensemble imposant il fit Surgir des effets remarquables pour son temps, il provoqua des émotions inconnues jusqu’ à lui.

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PR. . MOZART Né à Salzbourg, 1756; mort en 1792, \ 25 Don Giovanni (don Juan).

Mozart est pour quelques critiques plus nr Talièn qu'Allemand. En effet, il a subi l'in : iience de la musique italienné de son temps très en honneur à Vienne; il s'enestappro- prié les gracieux contours, mais il a de plus à le style et l’idée symphoniques, et le charme répandu dans ses ouvrages n’en exclut jamais la véritable expression. ue

de Pause HA Tee la science: n’ e6i plus qu’ un “ moyen de réaliser la pensée. Les mélodies à s'y succèdent sans entraves in: ge avec toute la liberté du génie. Mozart a été tour à tour, comme le sujet, naïf, | bouffon, pathétique, tragique, terrible. La musique n’exprimera jamais l'amour avec plus de tendresse et de charme. Tout ce qui se .

. rattache au rôle du Commandeur est d'une | Douce élévation. Au dernier acte, . l’orchestæ annonce l’entrée de la Statue par un frémissement indescriptible, précurseur des vengeances célestes. L’auditeur éprouve 1 une sensation de terreur, comme à l'aspect … d’un trouble inconnu dans l’harmonie de la.

nature. À chaque mot du Revenant, il semble que le sol va s'ouvrir pour engloutir l’impie ;. ni et, malgré sa forfanterie, le Héros Libertin paraît anéanti. Il n’y a là toutefois rien de. oies l'idée d’un Dieu vengeur de. 1 . morale outragée excluait le fantastique, con- Ÿ séquence fatale de la superstition. Mozart, au goût si pur, devait éviter cet écueil. Lei ur de l'effet égale la simplicité des.

moyens. Don Juan est le chef-d'œuvre dela scène lyrique.

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