‹ L'opéra et la symphonieChapitre 21 sur 45 · PREMIÈRE MANIÈRE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE MANIÈRE

6 quatuors, op. 18.

Les six premiers quatuors sont inférieurs à ceux de Mozart que Beethoven avait évidemment pris pour modèle. Le style est empreint d’une certaine raideur. La phrase élégante de Mozart convenait peu au génie dramatique et tout spontané de Beethoven.

Son originalité ne tarde pas à paraître dans le quatuor en so] dont l’andante est coupé par un allegro ; dans la Malinconia du quatuor en sz bémol. L’andante quasi allegretto du quatuor en ué mineur est remarquable par un sentiment et une forme toute nouvelle qu’il développera plus tard d'une façon merveilleuse.

Première symphonie (ut majeur), op. 21.

La première symphonie est, sauf l'andantino et le scherzo, une imitation des symphonies d'Haydn, avec une orchesiration plus brillante et plus variée.

Deuxième symphonie (ré majeur), op. 86.

La deuxième symphonie est déjà du véritable Beethoven, moins la netteté de l’expression et la clarté de l'effet. Elle a l’acerbité d’un fruit quin’est pas mûr.

DEUXIÈME MANIÈRE, 3 quatuors, op. 59.

Les trois quatuors dont se compose cette œuvre ont peu de rapport avec les six premiers et montrent combien ce genre de musique préoccupait Beethoven. Il y est tout à fait original. Dans le premier morceau du quatuor en fa, il supprime la reprise; il donne à chaque partie plus d’individualité, et il obtient ainsi des sonorités remarquables; le chant

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