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Une Noce villageoise.
Septième symph, (la majeur), op. 92.
4° Arrivée des villageois ; 2° Marche nuptiale ; 3° Danse des villageois; cortège de la mariée ; | 4 Le festin, l’orgie.
Avant de connaître ce canevas que l’on ne retrouve que dans les premières éditions, nous avons longtemps cherché quelle pouvait avoir été l'intention de Beethoven en écrivant /a Marche nuptiale. Son caractère vague, plein de mystères, presque funèbre, jure avec le reste de la symphonie toute entière d’une gaieté champêtre. La connaissance du canevas laisse encore dans le doute. De tels sentiments sont rares en pareille occurrence ; une noce en habits de deuil est contre l'habitude. A-t-il eu cette pensée: L'amour, c'est la mort, lamour est plus fort que la mort? La profonde sensibilité de Beethoven devait sans nul doute la lui avoir suggérée. L'accord prolongé qui commence et finit cette marche semble le prouver. Ces accords ainsi placés, s'ils ont un sens, ne peuvent signifier qu'infini, immorta-
En EE lité. Le majeur, contraste saisissant, est d’une tendresse, d’une chasteté ineffables.
Le mot orgie doit être une traduction défectueuse du texte allemand. La situation, aussi bien que la musique, ne donnent nullement l’idée de ce qu'on entend ordinairement par ce mot. Le final est d’un entrain vertigineux. Cette œuvre est une des plus parfaites de Beethoven.
Huitième symph. (fa majeur), op. 93.
La huitième symphonie n’a rien de bien
remarquable pour l’auteur. N'oublions cependant pas l’a//egrello, joyau brillant él délicat.
Lorsque Habeneck, le célèbre chef d'orchestre et le principal fondateur de la Société des Concerts du Conservatoire, voulut mettre à l'étude les symphonies de Beethoven, il rencontra de la part de quelques artistes une vive opposition. La symphonie en ui mineur et la symphonie pastorale furent l’objet d’impitoyables railleries; mais l’énergique conviction de Habeneck triompha de toutes les résistances. La renommée que l'exécution de
ces chefs-d'œuvre a valu à cet orchestre est encore vivace après quarante années ; et bien que l'enthousiasme des premiers temps soit un, peu refroidi, le souïitle d’Habeneck plane
encore sur cet orchestre, le meilleur qui ait jamais existé.