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en dernier ressort ? Le goût, le goût seul : et
il n'y à pas, on le sait, à disputer là-des- BUS. L |
L'étude des grands maîtres prouve que toute phrase conforme aux lois de la prosodie musik
cale, quelle qu'en soit d'ailleurs la forme, de
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même que toute combinaison harmonique, est
excellente pourvu qu'elle exprime un senti-
ment vrai. Faut-il conclure que rien n’est plus ds
facile que d'écrire en musique ? Certainement
non. Tout homme un peu doué peut sans trop.
de peine apprendre à le faire ; mais la vérité,
la netteté dans l'expression des sentiments, l'originalité, le génie, en un mot ? Les traités d'harmonie ne lui apprendront jamais rien de
tout cela.
Pour porter un jugement de quelque valeur, un grand savoir n’est pas indispensable. Quel quefois même il est nuisible : car l’érudit, af fectionnant certaines formes ou trop imbu de +
son sentiment propre, repousse souvent et de
bonne foi tout ce qui s’en éloigne. Weber, pour ne citer qu'un exemple, a étéplusque sévère dans son jugement sur la symphonie hé- , roïque de Beethoven. Weber avait le cerveau trop plein de ses propres pensées pour que
cette eat grandiose n'y jeté pas quel FA
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que trouble. " La critique, quoi qu’en aitdit Boileau, n est | pas plus aisée que l'art. Que de chefs-d'œuvre,
au contraire, pour ‘un bon livre qui les exphie. €
que ! Tan i il est vrai que lesœuvres d'art devancent toujours la raison philosophique, qui
doit être le fond de toute critique un peu éle-. à vée. Une critique banale n’exige aucun eflort.
Chacun, en ce cas, fait prévaloir son senti-
ment, qu'il croit le seul bon. Mais Boileau ne