‹ L'opéra et la symphonieChapitre 3 sur 45 · LS RPC AMAR "OU · texte numérisé non relu

LS RPC AMAR "OU

en dernier ressort ? Le goût, le goût seul : et

il n'y à pas, on le sait, à disputer là-des- BUS. L |

L'étude des grands maîtres prouve que toute phrase conforme aux lois de la prosodie musik

cale, quelle qu'en soit d'ailleurs la forme, de

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même que toute combinaison harmonique, est

excellente pourvu qu'elle exprime un senti-

ment vrai. Faut-il conclure que rien n’est plus ds

facile que d'écrire en musique ? Certainement

non. Tout homme un peu doué peut sans trop.

de peine apprendre à le faire ; mais la vérité,

la netteté dans l'expression des sentiments, l'originalité, le génie, en un mot ? Les traités d'harmonie ne lui apprendront jamais rien de

tout cela.

Pour porter un jugement de quelque valeur, un grand savoir n’est pas indispensable. Quel quefois même il est nuisible : car l’érudit, af fectionnant certaines formes ou trop imbu de +

son sentiment propre, repousse souvent et de

bonne foi tout ce qui s’en éloigne. Weber, pour ne citer qu'un exemple, a étéplusque sévère dans son jugement sur la symphonie hé- , roïque de Beethoven. Weber avait le cerveau trop plein de ses propres pensées pour que

cette eat grandiose n'y jeté pas quel FA

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que trouble. " La critique, quoi qu’en aitdit Boileau, n est | pas plus aisée que l'art. Que de chefs-d'œuvre,

au contraire, pour ‘un bon livre qui les exphie. €

que ! Tan i il est vrai que lesœuvres d'art devancent toujours la raison philosophique, qui

doit être le fond de toute critique un peu éle-. à vée. Une critique banale n’exige aucun eflort.

Chacun, en ce cas, fait prévaloir son senti-

ment, qu'il croit le seul bon. Mais Boileau ne

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