‹ L'opéra et la symphonieChapitre 4 sur 45 · LM · texte numérisé non relu

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l'entendait pas ainsi, et lui-même est une |

preuve que le véritable esprit critique sera tou-

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jours fort rare ; il ne fallait pas moins qu'un sentiment élevé de la poésie, joint à ungrand …

sens philosophique, pour élargir .un sujet

qu'Horace semblait avoir épuisé.

Platon — qu’on nous pardonne de remon-

ter jusqu'aux Grecs, — Platon pensait que la

musique la plus belle était celle qui plaisait :

aux plus instruits et aux plus désintéressés : sage maxime dont le seul défaut serait de ré-

duire trop de gens au silence, et commeil est

juste que tout le monde dise son avis, nous ferons comme tout le monde. Il serait donc peu sage de s’appuyer sur le jugement de la

ni

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derniers pensent assez généralement que la

meilleure musique n’est pas toujours celle qui attire le plus de monde et qui se vend le plus. L'argent n’est pas encore reconnu comme le

erilerium du beau.

Faudra-t-il consulter les académies ? Il

semble qu'il devrait en être aimsi.

Mais en réfléchissantsur l'esprit des acadé mies de toute sorte, on s'aperçoit bien vite qu'elles n'existent que dans le but de conser- ver les traditions, de les transmettre intactes ; aux générations présentes et futures : elles. : . sont hostiles à toute innovation. Ce n’est pas qu’elles soient inintelligentes ; mais, de bonne foi, peut-on exiger que des hommes sérieux proclament l'excellence d’un idéal ou d’un or-

dre d'idées quelconque autre que celui qui fait

foule, qui est fort désintéressée en musique, | mais qui n'a pas sur cette matière toute + l'instruction nécessaire. De là le fréquent désaccord entre le public et les artistes. Ces. ,

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