‹ L'opéra et la symphonieChapitre 37 sur 45 · PR · texte numérisé non relu

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: ve dans ses ‘compositions ae 4 violer ces:

fiévreuses, des effets symphoniques, des fan d 5 taisies descriptives et par-dessus tout du mys- 4 A ticisme et de la religiosité contemplative. Crest là du reste que son système devaitle conduire. La forme emporte le fond. Par l'exclusion de | Ée la mélodie, il recule jusqu'à Gluck et Lulli;. ilrecule jusqu'à la musique religieuse. Wa gner, croyant inventer, ne fait qu'obéir à une . Lendance rétrospective, fausse route que sui- | | dé vent déjà des imitateurs sans invention. … La mélodie est de première nécessité dans : un opéra. Précisément parce qu elle est abso= lue, elle est indispensable dans un long ou- vrage; elle résume souvent une situation, et sans elle, un opéra devient faligant à entendre.

d. . C'est amoindrir les ressources de l’art mu. sical que se priver d’un de ses plus beaux À 100 moyens d'émouvoir. Il est des moments où |

… l'oreille la réclame ; elle repose d’une longue fe attention et devient alors elle-même un con- __ lraste. Il en est enfin de la mélodie comme de

ie o certaines institutions sociales qui ne doivent | 4 . jamais disparaître, inhérentes qu'elles sont à

k ns humaine. à

Qui continura Beethoven ?

M. de Lenz termine son livre sur les trois styles de Beethoven par les lignes sui- . vantes : « L’art, l'élément de l'infini qui éfr à

est l'essence, ne peut s'arrêter. Qui continuera Beethoven? Ce maître ne peut avoir épuisé %

les largesses divines; mais il faut croire

que pour reproduire pareil phénomène, les hommes devront être revenus à la vérité dans les sentiments de plus en plus égarés dans les pays qui prétendent marcher à la

tête de la civilisation en Europe. »

À Ge langage est assez obscur. Tâchons de ne : découvrir ce que M. de Lenz n’a pas su ou tr n’a pas voulu dire. Et d’abord quels sont ces … | peuples qui prétendent marcher à latêtede la civilisation? On en compte beaucoup, mais

ilest évident pour quiconque a lu son livre …

que M. de Lenz a voulu désigner la France :

Ja France dont les aspirations ne sont pas

exclusivement et étroitement nationales; la

France qui, depuis longtemps, a inscrit sur … son drapeau Humanité, Justice, d’autres di-

. pe Ja En Mae que ane tous LS

| ceux qui, comme ces damnés du Dante, Es . marchent le visage en arrière, les yeux sur « les talons ! Qui croira jamais, hormis ceux qui

a : obstacle aux progrès de la musique ?

__ Quelleest cette « vérité dans les sentiments ne à laquelle il faudrait revenir? » Probable= ue

tiltutions solides qui, malgré tant de bienfaits, commencent à s'ébranler même en Russie,

de la corruption, c’est tout un, il ‘faudrait

… posait Platon.

suprême de la civilisation, ne doit ni rétrogra- > der, ni rester stationnaire; et, quelle que soit à ce sujet l'opinion de M. de Len, la justice est loin d’avoir atteint son apogée en ce monde,

ment celle qu'engendrent l'aristocratie, la que ni PET 3 Q À ,’ Q , , Q Q + EL M . théocratie et la féodalité réunies, trois ins

| pays de M. de Lenz. Si les arts libéraux ne. 4 pouvaient vivre avec la liberté, s'ils étaient … - fatalement les auxiliaires du despotisme ou.

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à supprimer les arts libéraux, ainsi que le pro- We:

4 « L'art, l’élément de l'infini, ne peut s'arré= ter. » Rien de mieux. Mais la justice, l'élément |

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Le ont intérêt à le croire, que des principes de Nr justice de plus en plus épurés puissent faire

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