MUSIQUE PARTICULIÈRE DE L'EMPEREUR
Paër, directeur et compositeur.
Rigel, pianiste accompagnateur.
Grégoire, secrétaire.
SOPRANBI.
Mmï Grassini.
Paër.
M1U d'EUieu, devenue Mmê Du Bignon.
Mmeg Albert-Hymm.
Giacomelli .
Le chevalier Crescentini.
Brizzi, ténor.
Diverses mutations ont fait entrer successivement dans ce corps de musique :
Mœes Barilli.
Festa.
Sessi.
Camporesi.
Crivelli, ténor.
Tacchinardi, ténor. Nozzari , ténor grave.
Barilli, basse.
Duport, violoncelliste.
En sus des appointements que Mm* Barilli recevait pour chanter à la cour, on lui comptait, chaque année, 6,000 fr. à titre de gratification, et 3,000 fr. à son mari.
A Fontainebleau, dans le concert donné pour la réception du pape Pie VII, on exécuta l'air Charmante Gabrielle, arrangé pour trois voix d'hommes sans orchestre. Cette mélodie fit le plus grand plaisir, et sa sainteté voulut l'entendre une seconde fois. Quelques jours après, le pape et ses cardinaux assistèrent au concert donné, le 6 décembre 1803, aux Tuileries. Quand le dernier morceau que le programme annonçait fut terminé, toutes les portes s'ouvrent, l'orchestre attaque un allegro con brio, et la troupe joyeuse des nymphes de l'Opéra s'élance au milieu de la galerie. Napoléon avait ménagé, préparé la retraite du saintpère, mais les danseuses coupèrent les communications aux cardinaux qui ne pouvaient rejoindre leur chef sans courber la tête sous une forêt de jambes que les ballerines élevaient à la hauteur des barrettes rouges. Les princes de l'Église, se résignant, reprirent leurs places afin de jouir de ce divertissement impromptu, plusieurs même disaient : in estrema confidenza :
Prenons ceci puisque Dieu nous l'envoie, Nous n'aurons pas toujours de tels contentements.
Le cardinal Caprara ne manquait pas une seule fois d'assister aux spectacles de la cour pendant tout le temps de son ambassade à P#is. Les cardinaux français ne s'y montrèrent jamais.
L'empereur et sa cour allaient à Compiègne au printemps, à Fontainebleau pendant l'automne. Les musiciens de la chapelle s'y rendaient le samedi. Le dimanche, ils exécutaient une messe, et le soir un concert. S'il y avait eu grande réception le matin , on remplaçait le concert par une représentation dramatique. La Comédie- Française, l'Opéra-Italien, l'Opéra -Comique y figuraient tour à tour une fois par semaine. La moitié des symphonistes de la chapelle restait pour le service, l'autre moitié partait le lundi. Chaque musicien recevait une indemnité de douze francs par jour pour ces déplacements, plus une gratification de deux à trois cents francs au terme de chaque voyage.
Les compositions de Paisiello, de Zingarelli , de Haydn , de Martini, de Le Sueur, formaient presque tout le répertoire de la chapelle-musique sous le règne de Napoléon !•*.
L'OPKIU-ITALIEN.