‹ L'Opéra-Italien de 1548 à 1856Chapitre 43 sur 69 · HAUTBOIS · texte numérisé non relu

HAUTBOIS

Dalvimare.

Vost.

Paisiello voulut retourner en Italie, le climat de Paris ne convenait point à la santé de sa femme. Napoléon avait consulté ce maître au sujet de la personne qui devait lui succéder en dirigeant la chapelle, lorsque le Journal de Paris annonça le prochain départ de Paisiello, en ajoutant que Méhul serait probablement désigné pour le remplacer. Le premier consul eut à peine jeté les yeux sur cet article, qu'il dit à Duroc d'écrire surle-champ à Le Sueur pour lui faire part de sa nomination.

Quelques heures après, Paisiello présentait son successeur au premier consul qui lui dit : — J'espère que vous resterez encore quelque temps avec nous; en attendant, M. Le Sueur voudra bien se contenter de la seconde place. — Général, répondit Le Sueur, c'est déjà remplir la première que de marcher immédiatement après un maître tel que l'illustre Paisiello. » Ce mot plut beaucoup à Napoléon, et le nouveau directeur jouit, dès ce moment, de toute la faveur qu'il a conservée pendant le règne de son protecteur. Je réponds de l'exactitude complète de ce fait. La prétendue générosité de Méhul, qui refusa, dit-on, la direction de la chapelle-impériale parce qu'il ne s'en estimait pas aussi digne que le savant Cherubini, est une invention des biographes. Cette erreur une fois adoptée par les faiseurs de notices et de mémoires, qui se copient mutuellement sans recourir aux documents historiques, est devenue à peu près générale. Je dois la combattre et la détruire avec empressement.

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