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avons eu la chance, bonne ou mauvaise, de tomber sur deux séries exceptionnelles.
Dans le cas de phlegmon du ligament large, nous avons arraché par nos tractions le ligament rond du côté malade, et cet arrachement s’est produit au niveau du foyer de suppuration. Dans ce cas, le péritoine a été ouvert ainsi que l’abcès qui se trouvait entre les deux feuillets du ligament large, ce dont nous nous sommes assuré par la sortie du pus à travers la plaie inguinale.
I nous est arrivé quatre fois pendant nos recherches de rencontrer un faisceau tendineux du petit oblique, qui venait s'insérer sur la symphyse pubienne après avoir traversé l’anneau inguinal, de telle sorte qu'on pouvait le prendre pour le Eigament rond. En tirant légèrement sur ce faisceau on voit se produire une saillie qui se prolonge jusqu’à l'union du tiers antérieur avec les deux tiers postérieurs de la crête iliaque. Du reste, il suffit pour éviter l'erreur de se rappeler que le ligament rond n’a jamais l'apparence tendineuse en dehors de l'anneau inguinal.
Un fait découle de tout ce que nous venons de dire, c’est que les ligaments ronds peuvent servir à redresser la déviation de la cloison pelvienne, lorsque cette déviation n’est pas rendue irréductible par une lésion quelconque. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est savoir si la réduction, obtenue par le raccourcissement des ligaments ronds, est temporaire ou permanente.
Pour résoudre ce problème, nous devons nous adresser au critérium physiologique et au critérium anatomique; le premier, nous apprenant ce que dit la théorie à cet égard et le second nous faisant voir le résultat pratique de cette même théorie. Si la réponse que nous donne la clinique est satisfaisante, nous
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